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22 Octobre 2017 | 2, Heshvan 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h53

Rubrique France/Politique

Sammy Ghozlan : « Avant de déradicaliser, il faudra sans délai décoraniser »

Crédit DR

Le billet de Sammy Ghozlan, Président du BNVCA.

L'attentat commis à Nice par un islamiste, le jour même de la Fête nationale, va-t-il réveiller les consciences, ou verra-t-on encore des tapis de bougies et de fleurs joncher les places ensanglantées. Va-t-on encore entendre des expressions toutes faites comme « il faut continuer à vivre » et l'islam est une « religion de paix ».
La guerre est déclarée. Le djihad, la guerre sainte, est ouverte depuis plusieurs années. Il est grand temps de nommer les choses. La guerre des civilisations que nous avions depuis longtemps dénoncée est entrée dans sa nouvelle phase.
Sous couvert d'islamisme, l'islam conquérant s'impose par la force, la terreur. Et de la même manière que le christianisme ne peut être détaché de sa responsabilité dans l'Inquisition, l'Islam ne peut s'absoudre de son implication dans les événements violents qui se déroulent dans le monde.
Au nom de la morale, de la solidarité sociale, plusieurs Etats de l'Union Européenne, dont la France, ont ouvert leurs portes et leurs bras aux migrants. Cette mesure met en danger leurs propres citoyens et fait même vaciller le pouvoir de leurs gouvernants.
Si la guerre est déclarée, le constat, les mots, les déclarations ne suffisent plus. L'ennemi est ici, à l'intérieur, et les mesures efficaces, drastiques, coercitives ne sont pas appliquées. L'état d'urgence a maintes fois été réclamé par le BNVCA et a enfin été décrété après le Bataclan, mais ne paraît pas être appliqué comme il se doit.

« La guerre des civilisations que nous avions depuis longtemps dénoncée est entrée dans sa nouvelle phase.»
Il y a quatre ans déjà, un ami, Imam, vient me voir à mon domicile totalement effaré, et m'annonce que des jeunes gens, délinquants, connus des services de police, et dont certains venaient juste de sortir de prison pour des délits relativement mineurs, ont émis le souhait de se racheter, et devenir « clean » comme ils disent. Ils lui ont posé la question suivante : « Monsieur l'Imam, c'est vrai que si on tue un juif on va au paradis ? ». Tous aspiraient à devenir meilleurs. Ils n'avaient qu'une envie c'était de se laver des fautes commises, et le plus vite possible pour accéder au bonheur suprême. Mais cela passait selon eux par le meurtre de juifs ou de mécréants.
On observe que des garçons et filles, musulmans, menacent ou agressent leurs coreligionnaires qui n'observent pas les préceptes de la "Charia". Certains ne se contentent pas de cela, ils veulent aller plus loin, et faire mieux, ou plutôt pire. L'Imam et moi avions déjà émis la crainte que des jeunes musulmans s'auto-radicalisent et, s'inspirant des terroristes palestiniens notamment, passés maîtres en la matière, ne basculent brusquement, changent de mode de vie, et finissent par présenter un danger, d'autant plus inattendu que leur conversion à l'Islam se réalise vite, spontanément, au point de surprendre tous ceux qui les ont connus avant qu'ils n'agissent.
Comment expliquer que chaque fois qu'un attentat est commis, plutôt que de le condamner, des jeunes musulmans, français, pas forcément extrémistes, s'exprimant sur la toile, félicitent les auteurs, s'identifient à eux, expriment leur joie, tout comme les Palestiniens jubilent après un attentat antijuif en Israël. Ces derniers sont même gratifiés par l'Autorité palestinienne et son président Mahmoud Abbas.
Pour la première fois, certaines organisations représentant l'Islam en France ont dénoncé les attentats, mais ils sont vite revenus à leur phobie du risque d'amalgame.
Si l'Etat ne prend pas les dispositions qu'impose la situation, (état d'urgence prolongé, expulsions du territoire, mise en résidence surveillée des suspects, déchéance de la nationalité des islamistes radicaux et apprentis terroristes), le risque est grand aujourd'hui de voir des hordes de mouvements nationalistes se lever et commettre des agressions violentes, ciblant même des innocents, vêtus de djellabas ou portant le voile.
On peut s'interroger longtemps sur le moyen de combattre ce fléau. Certains proposent d'asperger l'agresseur de sang de porc, ou l'enterrer avec un morceau de la chair de cet animal qui va contrarier son espoir d'atteindre ce paradis qu'il convoitait. Pour ma part, je pense qu'avant de déradicaliser, il faudra sans délai décoraniser.

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