Default profile photo

21 Juillet 2017 | 27, Tammuz 5777 | Mise à jour le 20/07/2017 à 18h07

22 juillet 2017 - Chabbat Matot - Masseï : 21h25 - 22h42

Rubrique Régions

Simon Benchimol : « Le BDS progresse régulièrement en PACA »

« Nous allons alerter les responsables des collectivités locales qui ne savent pas toujours que le boycott est illégal » (DR)

Simon Benchimol, président de la commission culture du B’nai Brith Moshé Dayan, correspondant régional du B’nai Brith-France chargé de la lutte contre le BDS, a récemment animé une soirée d’information sur l’action du BDS. Cette rencontre était organisée par le B’nai Brith Moshé Dayan, le Consistoire et le CRIF sur le thème : Qu’en est-il du BDS sur la Côte d’Azur ?

Actualité Juive : Quel est le message de votre conférence ?
Simon Benchimol :
J’avais à cœur d’expliciter au plus grand nombre ce que signifiait BDS, ce qui se cachait derrière le BDS, ainsi que les moyens d’action de cette campagne. Le BDS, c’est une campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions à l’égard d’Israël, qui s’accompagne d’une rhétorique mensongère avec, pour finalité essentielle, de délégitimer l’Etat d’Israël. Les moyens mis en oeuvre par les acteurs de ce mouvement sont conséquents et concernent tous les secteurs, qu’ils soient économiques, scientifiques, universitaires, culturels ou sportifs.

A.J.: Le BDS s’implante-t-il dans les Alpes-Maritimes ?
S.B.:
Certaines régions de France sont davantage affectées par la campagne, comme la région Auvergne-Rhône-Alpes, avec le collectif 69, la région Haut-de-France, la région Languedoc -Roussillon -Midi-Pyrénées, et également la région Grand Est. Quant à Paris et la région parisienne, on peut considérer que les actions y sont nombreuses et très souvent accompagnées par les adhérents des mouvements Euro-Palestine et France-Palestine. En ce qui concerne la région PACA, on compte déjà un certain nombre d’actions sur les villes d'Antibes et Nice, et plus particulièrement dans des centres commerciaux. Bien évidemment, notre région n’est pas, dans l’immédiat, la région la plus affectée, mais cela progresse très régulièrement, et ce, par tous les moyens, y compris par le biais des réseaux sociaux.

A.J.: Comment les responsables et les membres de la communauté peuvent-ils réagir aux actions du BDS ?
S.M. :
Nous allons alerter les responsables des collectivités locales qui ne savent pas toujours que le boycott est illégal, les présidents d’universités qui autorisent des réunions BDS dans leurs établissements, ainsi que le plus grand nombre d’acteurs locaux pour leur rappeler la législation. Peut-être allons-nous même intensifier nos réunions d’information au sein de la communauté afin de faire passer des messages. En tous cas, la réaction et l’action sont en route, en coordination avec le B’nai Brith France et le CRIF. Très sincèrement, le public n’est pas avisé que le boycott est illégal en France, et que des textes législatifs viennent le réprimer. Notre action essentielle au B’nai Brith sera précisément de sensibiliser le public. Nous avons pu constater parfois que le sigle BDS était totalement méconnu au sein même de la communauté.

Powered by Edreams Factory