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22 Octobre 2017 | 2, Heshvan 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h53

Rubrique France/Politique

Sammy Ghozlan : Résolution de l’Unesco : récidive impardonnable

Crédit DR

Le billet de la semaine par Sammy Ghozlan, Président du BNVCA.

Le 13 octobre 2016, l'Unesco otage des pays arabes, adopte une nouvelle résolution abjecte qui nie tout lien du peuple juif avec Jérusalem et le Mont du Temple. En récidivant, elle se disqualifie, s'érige en temple du mensonge, siège de l'ignorance, et panthéon des faussaires de l'Histoire. Cette agression morale, négationniste et révisionniste, ressemble à une tentative de Shoah culturelle et cultuelle, commise au lendemain du Yom Kippour où les juifs du monde entier ont récité les prières décrivant le service divin que les Grands Prêtres (Cohanim) pratiquaient dans ce lieu saint juif : Le Temple de Salomon. Nier au peuple juif son lien avec ses sources incontestables revient à nier tout lien entre le fœtus et sa mère; ou encore entre la Kaaba et l'Islam. l'Unesco persiste et signe. Déjà le 16 avril 2016, y été votée une résolution proposée par l'Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan. Nations réputées dictatures judeinrein, théocraties bafouant les libertés élémentaires. Les droits des femmes, des enfants, n'y existent pas. Seul l'Islam a droit de cité. La Charia est leur loi. Comment expliquer que l'Unesco cette institution internationale qui émane de l'ONU, sise en France, pays des lumières se soit laissé entraîner encore une fois dans cette ineptie obscure, antijuive et islamo-raciste. Déviant de son objet culturel, elle s'engouffre dans ce qui touche au judaïsme et au caractère religieux judéo-chrétien de la Terre Sainte. Elle se rend complice du projet palestinien d'effacer toute la période antéislamique afin de délégitimer Israël, le rendre détestable, le déposséder de tout son patrimoine, le priver de Jérusalem, pour expulser les juifs de leur Etat refuge renaissant. Mais voilà, ce 16 avril, la faute trop grosse, le mensonge flagrant, la participation de la France à cette ignominie, avaient réveillé les consciences. En ma qualité de président du BNVCA j'ai aussitôt condamné cette résolution captieuse. Mes protestations ont été exprimées à la fois au Président de la République François Hollande, au Premier ministre Manuel Valls, au ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, et à Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco. Irina Bokova répond, se défend d'être antisémite et se réfugie derrière ses « amis » Shimon Pérès, Président du Centre pour la Paix, et Yuli Edelstein, Président de la Knesset, qui lui auraient témoigné « amitié et confiance », résumant les réponses que m'ont faites toutes les autorités citées.

« Le peuple juif reste lié à Jérusalem »

Manuel Valls avait alors déclaré sans ambages : « Il y a dans cette résolution de l'Unesco des formulations malheureuses, qui heurtent et qui auraient dû être évitées, comme ce vote », la France en aucun cas hier, aujourd'hui ou demain, ne niera la présence et l'histoire juive à Jérusalem. Cela n'aurait aucun sens, c'est absurde de nier cette histoire ». Pourtant, le 13 octobre 2016, la France s'est défaussée en s'abstenant. La déception des juifs français est grande. Leurs institutions nationales, CRIF, Consistoire, ou associations locales s'escriment à maintenir des relations étroites et sincères tant avec les autorités à tous les niveaux de l'Etat, qu’avec les élus de la nation. Rencontres, réceptions, dîners républicains, grands messes en présence du chef du gouvernement ou de ses ministres se multiplient. Rien, ni cela, ni même les voyages d'élus en Israël, organisés inlassablement depuis 1967, n’ont fait bouger d'un pouce la politique arabe de la France. Certes, les dirigeants institutionnels juifs sont reçus par les plus hauts dignitaires de l'Etat, certes les biens juifs, synagogues, écoles, bénéficient d'une protection exceptionnelle (armée, police). Toutefois les juifs français souffrent clairement de ce déficit croissant de considération. Notre opinion, notre sensibilité ne sont  plus prises en compte. Qu'on le  veuille ou non, en dépit des résolutions de l'Unesco, le peuple juif reste lié de façon indéfectible à Jérusalem. Les libertés d'accès et de culte y sont pleinement assurées depuis que la capitale d'Israël est passée sous la souveraineté de l'Etat juif en 1967. Le peuple juif a résisté à bien d'autres vicissitudes.  Nous sommes convaincus que la vérité éclatera, et que les menteurs seront confondus.l

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