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25 Juin 2017 | 1er, Tammuz 5777 | Mise à jour le 23/06/2017 à 12h34

1er juillet 2017 - Chabbat 'Houkat : 21h39 - 23h03

Rubrique Sport

Un nouveau venu : le Jerusalem Lions Club

Les jeunes francophones lors d'une séance d'entrainement. (DR)

Dédiée aux jeunes francophones de la capitale israélienne, cette structure a été lancée il y a peu par trois anciens olim issus de l’Hexagone. Découverte.

Les trois fondateurs du Jérusalem Lions Club ont un même dénominateur commun : avoir fréquenté durant leur enfance française des clubs de football communautaires juifs. Installés aujourd’hui à Jérusalem, Aaron Gottfarstein, Gabriel Tebol et Stéphane Encaoua souhaitent créer dans la capitale israélienne la même ambiance qu’au Maccabi-Créteil, au Maccabi-Neuilly ou à l’AS Menora de Strasbourg. « Nous voulons que les jeunes Français qui décident de vivre en Israël puissent s’intégrer à travers le football. Les enfants n’attendent que ça, leurs parents aussi », résume Aaron Gottfarstein, 31 ans, professeur de mathématiques, conscient qu’il existe de nombreux clubs de football dans le pays mais qu’ils ne sont pas forcément adaptés aux besoins des francophones. Pour mener à bien leur projet, les trois associés du Jérusalem Lions Club ont dû passer leur diplôme d’entraîneur au sein du prestigieux institut Wingate (l’équivalent israélien de l’Insep). Lancé en septembre dernier, le club compte aujourd’hui une soixantaine d’inscrits âgés de 8 à 17 ans, dont quelques Israéliens.  Les séances d’entraînement se font en hébreu. En cas de besoin, pour les enfants venant de faire leur alyah, une traduction est assurée. « Notre entité est vraiment construite dans l’idée de ce que nous avons vécu en France dans les clubs communautaires. Notre club se veut ouvert à tous, moins élitiste et respectant le jour  du shabbat », détaille notre interlocuteur.                                                                                

 A la recherche de donateurs

Lui et ses deux autres amis n’ont pas ménagé leur temps et leur énergie pour dénicher un lieu d’entraînement à Jérusalem. « Par rapport au nombre d’habitants, la ville ne présente pas assez de terrains de football en pelouse. La municipalité nous propose actuellement plusieurs créneaux sur trois terrains différents », explique Aaron Gottfarstein. D’abord ciblé sur les enfants, le club pourrait étendre son périmètre à plus long terme aux adultes. « Notre but est de solidifier notre champ d’action à Jérusalem avant, pourquoi pas, de faire des petits dans d’autres villes israéliennes à forte population francophone comme Netanya, Tel-Aviv ou Ashdod », ajoute-t-il. L’heure est plutôt à l’optimisme. Mais pour durer, l’association espère compter sur la générosité de donateurs pour financer des terrains aux dimensions officielles et ce, dans l’optique d’intégrer rapidement la Fédération israélienne de football.

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