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24 Juillet 2017 | 1er, Av 5777 | Mise à jour le 24/07/2017 à 17h09

29 juillet 2017 - Chabbat Devarim (Chabbat 'Hazon) : 21h16 - 22h31

Rubrique France/Politique

Ce que l'on sait sur l'accident au cimetière de Pantin

Le camion de la ville de Paris qui a endommagé les 13 sépultures. (DR)

Malgré l’enquête de police, les vérifications du SPCJ et des institutions juives qui confirment l’accident, certains sites d’informations communautaires refusent de croire en cette version des faits, et répandent de fausses rumeurs sur les réseaux sociaux.

Depuis l’accident qui a endommagé treize sépultures du carré juif (48) du cimetière de Pantin, et la publication de photographies vendredi dernier sur les réseaux sociaux, la polémique n’a cessé d’enfler. L’enquête de la police, du Consistoire, du SPCJ, les nombreuses vérifications faites par le Crif et le Grand Rabbin de France coïncident en tout point mais ne suffisent pas à calmer le feu qui brûle en ce moment et qui conduit une partie de la communauté juive à se déchirer. Le feu justement, a été allumé sur certains sites d’informations. La thèse de l’accident ne trouve pas grâce à leurs yeux et « plus de preuves » sont exigées. D’autres spéculent ouvertement sur un complot des institutions juives et du gouvernement, visant à dissimuler le caractère antisémite de cette « profanation ». 

Pourtant, les institutions juives ne cessent de communiquer et donnent des détails sur ce terrible accident survenu le 20 mars dernier : « Le conducteur du camion a perdu le contrôle de son véhicule », résume le SPCJ dans un communiqué.

Le président du Crif, Francis Kalifat, assure quant à lui que « c'est bien à la suite d'un accident que le camion a renversé les tombes ». Le Consistoire, dirigé par Joël Mergui, confirme également ces faits. Jack-Yves Bohbot, son vice-président trouve « consternant que la rumeur démultipliée par les réseaux sociaux soit plus forte que la vérité des faits, donnée par les pouvoirs publics et les institutions ». 


La réaction des pompes funèbres Warga

Lundi 27 mars, la préfecture de police a rendu publiques les photographies du camion de la Ville de Paris encastré dans les pierres tombales où sont gravées des étoiles de David. L’argument laisse peu de place au doute. On peut comprendre que c’est un effet domino qui a conduit les stèles à se rompre entre elles après le choc.  

« Mon collaborateur était sur place le lendemain, il a vu toutes les traces de pneus, avant que celles-ci ne soient effacées », nous explique M. Gouvet, président des pompes funèbres Warga. « Cela devait arriver un jour ou l’autre, les automobilistes conduisent à très grande vitesse dans les allées du cimetière », complète-t-il. Nous avons contacté les personnes présentes dans la voiture qui a évité de justesse le camion, avant que ne se produise l’accident. Ces personnes, juives, venues assister à un enterrement, estiment que « le fait d’être encore en vie est un miracle ». Très choquées, elles ont refusé de s’exprimer à ce sujet et bien entendu, nous respectons leur silence. 

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