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20 Novembre 2017 | 2, Kislev 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Judaïsme

Haim Nisenbaum : Donner l’accès au judaïsme de la meilleure manière »

Haim Nisenbaum (DR)

Le porte-parole du Beth Loubavitch revient sur le développement du mouvement et la philosophie qui le porte dans son épanouissement.

Actualité Juive : Le développement des structures Loubavitch, en région parisienne ainsi qu’en province est aujourd’hui  impressionnant. Que reste-t-il encore à faire ? 

Haim Nisenbaum : Il reste, par définition, toujours à faire. C’est une approche caractéristique du mouvement Loubavitch : ne jamais se satisfaire de ce qui a pu être acquis jusqu’à présent mais aller toujours explorer de nouveaux territoires. Il y a aujourd’hui plus de deux cents Chlou’him (délégués) en région parisienne, et manifestement, ils ne suffisent pas à la tâche. Car au-delà des institutions, des campagnes et des projets, ce sont eux qui vont à la rencontre de tous afin de diffuser très largement un judaïsme sans préalable. 


A.J : Sur quels piliers s’appuie le développement du mouvement loubavitch ?

H.N. : Le pilier, c’est la volonté. Le Rabbi nous a donné un message, qui est la nécessité de diffuser, de partager et de donner un accès à tous à la Torah. Beaucoup parmi nos jeunes souhaitent être des Chlou’him. Ainsi, peuvent-ils proposer eux-mêmes un lieu où ils souhaiteraient intervenir ou bien nous leur en proposons un. Une fois sur place, le délégué est aidé par la structure générale. C’est le cas notamment lorsqu’il s’agit de distribuer les dépliants sur telle ou telle fête, des michlo’ah Manot à Pourim et des Matsot à Pessah. Chaque délégué développe donc ses actions localement. Leur autonomie et ce système de décentralisation expliquent aussi la réussite du développement du mouvement Loubavitch. 


A.J.: Bien que l’on n’aime pas trop compter, peut-on néanmoins rappeler certains chiffres qui montrent ce que représente le mouvement Loubavitch aujourd’hui ? 

H.N. : 25% environ des élèves scolarisés dans des écoles juives se trouvent dans des écoles appartenant, à un titre ou un autre au réseau Loubavitch. Il existe aujourd’hui huit grandes institutions scolaires en Ile-de-France, sans compter les petites structures, et notamment les gans (maternelles) qui sont implantés en banlieue. 

Concernant les synagogues, il en existe une cinquantaine Loubavitch en région parisienne. Il y en a aussi bien sûr dans toutes les grandes villes de France, ainsi que dans les plus petites villes, selon les nécessités. La politique globale du mouvement Loubavitch étant de ne pas concurrencer les communautés existantes. Lorsqu’un Chalia’h arrive quelque part où se trouve déjà une communauté organisée, il s’installe avec l’accord du président et du rabbin. En tout état de cause, le délégué n’ouvrira pas autre chose que la synagogue s’il n’y a pas de vrai nécessité. Il ne s’agit donc jamais de créer du conflit. Le seul intérêt est l’intérêt communautaire. Le principe étant uniquement de donner l’accès au judaïsme de la meilleure manière 


A.J.: On voit de plus en plus de restaurants cacher présentant une certification Loubavitch. Comment expliquer ce récent développement ? 

H.N. : Il ne s’agit pas là d’une initiative du mouvement Loubavitch car il n’y a pas, de la part de celui-ci, de choix politique de développer une cacherout. Cela relève du libre choix des rabbins. Cette cacherout, qui est par ailleurs tout à fait valable, est donc celle des rabbins qui en sont les promoteurs.


A.J.: On connaît aussi les Loubavitch pour leur stand de Téfilines  installé en pleine rue… 

H.N. : Cette année célèbre justement le cinquantième anniversaire de la campagne des Téfilines que le Rabbi avait lancée peu de temps avant le début de la guerre des Six jours en 1967. Il avait alors expliqué qu’il était très important, tant pour la sécurité des soldats de Tsahal, de l’État d’Israël que du peuple juif tout entier que chacun mette les Téfilines, même si on allait le proposer à quelqu’un qui allait les mettre une fois dans sa vie. À l’occasion de ce cinquantenaire, des stands de Téfilines vont se multiplier encore un peu partout.

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