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20 Septembre 2017 | 29, Elul 5777 | Mise à jour le 19/09/2017 à 18h07

Rubrique Judaïsme

Un jeûne devancé !

(DR)

Le jeûne d’Esther tombe le 13 Adar, soit la veille de Pourim. Mais quand le 13 Adar tombe chabbat, comme c’est le cas cette année, on déplace ce jeûne au jeudi 11 adar (9 mars). 

Durant la journée de chabbat, jour de plénitude et d’allégresse, il est défendu de jeûner ; quant à l’option du vendredi 12 Adar, elle n’a pas été retenue afin de préserver l’honneur du chabbat. En effet, durant les jours de jeûne, la prière du matin est beaucoup plus longue. Outre la lecture de la Torah de circonstance, on y ajoute des textes spécifiques et des supplications (seli’hot et ta’hanoun). Le temps de préparation du chabbat pourrait donc être réduit et on ne serait pas en mesure de l’honorer comme il se doit (Michna Beroura sur Ora’h ‘Haïm 686). 

Autrement dit, jeûner prend du temps et préparer le chabbat aussi. Jeûner prend du temps signifie que l’on doit prendre le temps de réfléchir à la signification du jeûne et à la techouva qu’il est censé impulser.

De même, les préparatifs du chabbat prennent du temps mais il s’agit aussi de se préoccuper des préparatifs spirituels. On peut aussi ajouter que si le jeûne se tenait le vendredi, les gens seraient pressés que chabbat arrive, non pas pour le chabbat mais pour pouvoir manger. On attendrait le chabbat avec impatience mais pas pour le chabbat ; ce n’est pas là une marque d’honneur rendu à son endroit.

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