Default profile photo

26 Avril 2017 | 30, Nisan 5777 | Mise à jour le 26/04/2017 à 15h19

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Eric Garcetti, réélu à Los Angeles

Surnommé le « burrito casher », en raison de ses origines judéo-mexicaines, Eric Garcetti, premier maire juif de Los Angeles, a été réélu la semaine dernière, haut la main, pour un nouveau mandat de quatre ans.

Le démocrate a remporté 81% des suffrages, loin devant son principal adversaire, Mitchell Schwartz (lui aussi de confession juive), ancien directeur de campagne de Barack Obama en Californie, qui n’a obtenu que 8% des voix. Eric Garcetti est à la tête de la seconde plus grande ville du pays, où vivent 660 000 juifs (ce qui fait de la cité des anges la seconde plus grosse communauté juive des Etats-Unis). Lors de sa campagne, l’élu a mis en avant plusieurs succès de son précédent mandat : la hausse du salaire minimum (passé de 9 à 15 dollars de l’heure) ou encore la baisse des impôts. Ses adversaires politiques lui reprochent toutefois de n’avoir rien fait pour les sans-logis (dont le nombre a explosé ces dernières années) ou contre la hausse de la criminalité à Los Angeles. 

Eric Garcetti est le fils de Gil Garcetti, homme politique et procureur californien, qui fut notamment en charge de l’affaire O.J. Simpson, et de Sukey Roth, petite-fille d’immigrés juifs russes. Fier de ses origines juives, le maire de L.A. a récemment confié au Jewish Journal  avoir accru sa pratique religieuse et s’être plongé dans l’étude du Talmud. Il s’est aussi dit « inquiet » de la hausse des actes antisémites à Los Angeles. « Il faut que nous soyons extrêmement méticuleux (face à ces actes, ndlr) (…) tout en évitant d’attiser les peurs », a-t-il estimé tout en rappelant que « les crimes de haine ont été multipliés par deux depuis les élections ». 

Powered by Edreams Factory