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26 Avril 2017 | 30, Nisan 5777 | Mise à jour le 26/04/2017 à 15h19

Rubrique Judaïsme

Comment fabrique-t-on la Matsa Chmoura ?

(Flash90.)

Le blé : pour la Matsa Chmoura, on ne moissonne que des grains de blé qui n’ont pas encore entièrement mûri, alors que le soleil est à son maximum afin qu’ils sont bien secs. Après avoir vérifié que ces grains sont parfaitement secs et ne soient pas touchés par des insectes, on veille à ce qu’ils n’entrent d’aucune manière en contact avec de l’humidité. On les entrepose donc dans un endroit bien protégé. De plus, ceci doit être fait avec « Kavana », une ferveur toute particulière « au nom de la Matsa ».

1 - Moudre : 

on utilise des meules spéciales réservées pour Pessa’h. Si on utilise une machine, on l’arrête dès qu’on sent qu’elle « chauffe », de peur qu’elle ne dégage de l’humidité. 


2 -  Tamiser : 

On tamise plusieurs fois la farine obtenue pour en éliminer toute trace de son qui pourrait rendre cette farine impropre pour la Matsa. 


3 - L’eau : 

L’eau doit être Mayim Chélanou, de « l’eau (de source) qui a dormi », qui a passé au moins une nuit dans des bocaux. En effet, l’eau de source risque de réchauffer la farine ; c’est pourquoi on exige qu’elle passe au moins une nuit au calme, pour se refroidir. (Certains expliquent que, la nuit, la source serait en contact avec le soleil qui réchaufferait la terre par en-dessous). L’idéal est de puiser l’eau au coucher du soleil, avant la tombée de la nuit et, dans de nombreuses communautés, ceci donne lieu à une petite cérémonie joyeuse. 


4 - Pétrir : 

On utilise un endroit où l’eau et la farine seront bien séparées et loin d’une fenêtre sur laquelle le soleil pourrait taper. Les ustensiles doivent être parfaitement propres et lisses, pour qu’il n’y reste aucune trace de la pâte précédente. L‘inox est privilégié. Un homme verse la farine, un autre verse l’eau et un troisième (entre les deux) pétrit immédiatement et vigoureusement. A partir de ce moment, il ne doit pas s’écouler plus que dix-huit minutes (montre en main) jusqu’à ce que les Matsot sortent du four.  


5 - Aplatir : 

Chacun reçoit un morceau de pâte et l’aplatit au maximum en lui donnant sa forme ronde si caractéristique, qui la fait ressembler à celle que nos ancêtres mangeaient en Égypte. On y passe aussi un instrument artisanal qui y creuse des trous, pour que la Matsa ne monte pas pendant la cuisson. 


6 -  Le four : 

Sur la table, le « boulanger » pose une longue tige et les ouvriers y déposent prestement les ronds de pâte aplatis. Déposer ces Matsot dans le four demande beaucoup de doigté et de rapidité. Le four est chauffé à l’ancienne : au bois. On examine ensuite chaque Matsa pour éliminer celle qui serait  « double », avec éventuellement une bulle d’air qui serait susceptible d’indiquer de l’humidité.

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