Default profile photo

24 Août 2017 | 2, Elul 5777 | Mise à jour le 28/07/2017 à 13h41

26 août 2017 - Chabbat Choftim : 20h28 - 21h35

Rubrique Monde juif

Le dernier repos des fragments de sifrei-Torah

Le monument du ghetto de Varsovie (Flash90)

Au jour anniversaire de la révolte du ghetto de Varsovie, la communauté juive de la capitale polonaise a porté en terre des fragments de sifrei-Torah datant de l’avant guerre.

 l’occasion du 74e anniversaire de la révolte du ghetto de Varsovie, la communauté juive de la ville a enterré, dans deux grands contenants en argile, des fragments de sifrei-Torah datant d’avant l’holocauste. Cette cérémonie, qui, selon certains, n’a pas été pratiquée depuis la Shoah, a rappelé selon le grand rabbin de Pologne, Michael Schudrich, qu’un « rouleau de la Torah est tellement important, tellement sacré que, lorsqu’il ne peut plus être utilisé, nous l’enterrons comme si c’était un être humain ».

Mais ce rituel, effectué à cette date ultra symbolique avait aussi une autre résonnance. « Ces rouleaux ont été brûlés et détruits, a rappelé Moshe Bloom, un autre rabbin de Varsovie présent. Mais, l’esprit qui réside en eux n’a pas été vaincu. Et ici, nous disons « non ». La Torah et le peuple juif sont plus forts que tous leurs ennemis ».

En écho, faisant allusion aux paroles du commandant nazi, Juergen Stroop, qui, après avoir rasé le ghetto avait déclaré « Le quartier juif de Varsovie n’existe plus ». Le grand rabbin Schudrich a déclaré que celui ci avait eu tort « parce que, bien que nous enterrions (ces rouleaux), c’est une communauté juive vivante qui les enterrent. Les paroles de la Torah sont étudiées chaque jour dans le monde entier, et aussi ici à Varsovie… Ceci est la réponse ultime à l’oppression allemande ».


« La torah et le peuple juif sont plus fort que tous leurs ennemis »

Cap sur le nord de la Pologne maintenant. Des anciennes photographies de la synagogue en bois de Sniadowo, construite en 1766 et disparue depuis, viennent d’être publiées pour la première fois par la Bibliothèque Nationale d’Israël. Celles-ci, qui constituent le seul témoignage visuel du lieu, avaient été retrouvées dans l’ancienne demeure de Shmuel Poznanski (1864-1921), un rabbin réformé polonais spécialiste, entre autres, des karaïtes.

Ces clichés, pris en 1913, faisaient partie d’un travail mémoriel mené par l’historien Konrad Kalush et l’architecte Oscar Sosnowski. Ils montrent un bâtiment d’apparence typique de ce genre de synagogue surmonté d’un superbe dôme (construit ultérieurement), doté d’une « bimah » (autel) exceptionnelle et orné de diverses décorations et autres motifs artistiques. A noter que, lors de la Première guerre mondiale, le commandant russe de la ville avait ordonné de brûler le bâtiment… et d’expulser les juifs de la cité. Ce qui fut fait, bien entendu. 

Powered by Edreams Factory