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19 Octobre 2017 | 29, Tishri 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h53

21 octobre 2017 - Chabbat Noah' : 18h34 - 19h35

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Abou Mazen chez Donald Trump

(wikipedia)

Le président de l'Autorité palestinienne, qui devrait s'entretenir le 3 mai à la Maison Blanche avec Donald Trump, a accepté le principe d'une rencontre avec Netanyahou sous l'égide des Américains.

Après une longue période d'incertitude, liée notamment aux positions hautement pro-israéliennes affichées par Donald Trump durant sa campagne électorale et après son entrée à la Maison Blanche, les relations entre l'administration républicaine et l'Autorité palestinienne semblent se détendre.

Le président Trump s'est entretenu par téléphone pour la première fois avec Mahmoud Abbas le 10 mars. Au cours de cette conversation, il l'a invité à la Maison Blanche. La rencontre, d'abord fixé à la seconde quinzaine d'avril, aura finalement lieu le 3 mai.  

Il semble bien que la position du chef de l'exécutif américain sur le conflit israélo-palestinien ait évolué au cours des derniers mois, sous l'influence des généraux de son entourage, lesquels estimeraient que la résolution de ce conflit pourrait faciliter la lutte contre l'islamisme radical. 

Par ailleurs, Abou Mazen a été un peu rassuré par ses contacts avec les conseillers du président, parmi lesquels Jason Greenblatt, et par le contenu des entretiens de Trump avec plusieurs leaders arabes dont le président égyptien al-Sissi et le souverain hachémite. Il a aussi été réconforté par le soutien que lui ont apporté les pays de la région, lors du récent sommet de la Ligue arabe qui s'est tenu en Jordanie.  

Les positions du leader palestinien n'ont pas changé. Il pose toujours plusieurs conditions à une reprise des négociations avec Israël exigeant notamment le gel de la construction dans les implantations et la libération de terroristes emprisonnés avant les accords d'Oslo. Il a cependant déclaré qu'il serait prêt à s'entretenir avec Binyamin Netanyahou « à Washington sous le patronage du président Trump ».

Malgré ce geste, sans doute consenti sous la pression des Américains, qui ont semble-t-il par ailleurs renoncé à leur projet de transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis en Israël, un fossé important demeure entre les positions de Washington et de Ramallah. Selon le quotidien Al-Kods de Jérusalem-est, l'administration Trump devrait demander aux Palestiniens  un retour à la table des négociations sans conditions préalables, l’abandon de l’exigence du gel total de la construction juive en Judée-Samarie et l’implication de pays arabes « modérés » dans le processus.

Même si le rapprochement intervenu entre Américains et Palestiniens gêne les dirigeants israéliens, les divergences demeurent nombreuses et il est peu probable qu'elles soient toutes résolues lors de la rencontre du 3 mai. 

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