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24 Août 2017 | 2, Elul 5777 | Mise à jour le 28/07/2017 à 13h41

26 août 2017 - Chabbat Choftim : 20h28 - 21h35

Rubrique Communauté

La séparation homme-femme à la synagogue

L’artiste Myriam Tangi, auteure de cette photo, participera à la journée d’étude.

La Maison d’Etude Juive au Féminin organise le 21 mai prochain à la Victoire, une après-midi de réflexion sur le thème de la Mehitza, la séparation entre les hommes et les femmes à la synagogue.

Une fois par mois, la Maison d’Etude Juive au Féminin présidée par Joëlle Bernheim organise une après-midi d’étude sur un thème spécifique de la vie juive. Le 21 mai à partir de 14 heures, le thème de la « Mehitza » sera à l’honneur. L’occasion d’explorer ce qui se joue autour de la séparation entre l’espace masculin et féminin et de réfléchir sur la frontière spatiale, matérielle et symbolique entre les deux sexes à la synagogue. Cette pratique fait-elle sens encore aujourd’hui ? Cette séparation dans l’espace de la prière peut-elle être interprétée comme une ségrégation ? Au contraire, participe-t-elle de quelque chose de plus symbolique et de distinctif ?

Pour l’occasion, Myriam Tangi, diplômée de l’école des Beaux-Arts de Paris qui a reçu de nombreux Prix en peinture dont celui de la Fondation de la vocation et la médaille de bronze de la ville de Paris, sera invitée. Madame Tangi a beaucoup travaillé sur la question : elle a notamment coordonné une importante exposition au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme à ce sujet et publié un livre de photographies intitulé « Mehitza, ce que femme voit », un recueil de 70 clichés (entrecoupé de textes écrits par des intellectuels juifs contemporains) sur la façon dont elle perçoit, en tant que femme, cette séparation opérée au sein du lieu de culte juif.


Que signifie cette frontière spatiale, matérielle et symbolique ?

« J’ai eu l’occasion de voir cette exposition et d’avoir son ouvrage entre les mains. Son approche m’avait beaucoup plu parce qu’il n’était pas sujet à la polémique, il s’agissait d’avoir à cœur de réfléchir sur le sens de la séparation », explique Joëlle Bernheim. « Il s’agit de penser la Mehitza de façon différente, de comprendre qu’il y a d’autres approches. Sa signification peut être très symbolique », complète-t-elle. Lors d’un atelier de réflexion, les participantes seront réparties par petits groupes pour étudier ce qu’en disent les textes comme la Michna et le Talmud, les photographies de Myriam Tangi seront ensuite exposées et commentées par son auteur qui leur donnera sens. Une façon intelligente d’aborder la complexité du judaïsme. 


  1. Renseignements : 06.22.48.19.96
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