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22 Novembre 2017 | 4, Kislev 5778 | Mise à jour le 22/11/2017 à 12h06

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique France/Politique

Les hommes (et les femmes) du président

Portraits choisis de candidats investis par la République en Marche ! Tous n’iront pas néanmoins jusqu’au bout.

Les investis


Jennifer Douieb-Nahon

Cette avocate fiscaliste, mère de trois enfants, est investie dans la huitième circonscription du Val-de-Marne qui regroupe les communes de Charenton-le-Pont, Saint-Maurice, Joinville-le-Pont et Maisons-Alfort. Co-fondatrice du concours de plaidoirie de l’Université Paris-Est Créteil, où elle a mené ses études, Jennifer Douieb-Nahon s’est engagée plus jeune au sein des Eclaireurs israélites et de la communauté de La Varenne-Saint-Hilaire (94).  


Florence Drory

C’est une militante chevronnée qu’a choisie le mouvement d’Emmanuel Macron pour partir à la conquête d’Israël et des autres pays de la huitième circonscription des Français de l’étranger (Italie, Grèce, Turquie, Malte, Saint-Marin, Chypre et Saint-Siège). Florence Drory aura fort à faire face au député sortant Meyer Habib (LR-UDI) et son challenger socialiste Benjamin Djiane. Mais celle qui s’est installée en Israël en 1981, après avoir collaboré au cabinet de François Mitterrand au Parti socialiste, a quelques atouts à faire valoir. L’épouse du diplomate israélien Mordehai Drory a notamment dirigé la section Yitzhak Rabin du PS en Israël, avant que les résultats de la primaire socialiste ne la poussent à prendre ses distances avec Benoît Hamon. Un divorce à double détente : en rejoignant aujourd’hui la République en marche, Florence Drory démissionne du même coup du PS. 


Ilana Cicurel

On l’avait vue prendre position publiquement en faveur d’Emmanuel Macron au cours de la campagne présidentielle, notamment dans une lettre ouverte au philosophe Alain Finkielkraut, publiée sur le site Huffpost. La surprise est toutefois de taille. Ilana Cicurel, brillante directrice générale de l’Alliance israélite universelle, portera les couleurs de la République en Marche ! dans la quatrième circonscription parisienne (une partie des XVI et XVIIe arrondissements).  La politique, nouvelle corde à un arc qui compte déjà le droit (elle est avocate de formation), les médias (RCJ) et l’éducation. 


 Gabriel Attal

Il est l’un des plus jeunes candidats choisis par la République en Marche ! (REM) pour les prochaines législatives. Gabriel Attal, 28 ans, ne manque pas pour autant d’expérience. Ce diplômé de Sciences Po Paris a été le conseiller politique de Marisol Touraine, au ministère de la Santé. Il a récemment fondé une start-up spécialisée dans son domaine de prédilection. Conseiller municipal socialiste à Vanves, il défendra les couleurs de REM dans la dixième circonscription des Hauts-de-Seine (qui compte également Issy-les-Moulineaux et une partie de Boulogne-Billancourt). 


GilTaïeb , la déception

La rumeur courait depuis plusieurs semaines et l’intéressé ne manquait pas d’afficher son soutien à Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux. Mais Gil Taïeb ne se présentera pas finalement dans la cinquième circonscription des Hauts-de-Seine. Ciblé par des militants pro-palestiniens, voire antisémites, le vice-président du CRIF et du FSJU n’a finalement pas été retenu par la commission d’investiture. « Jusqu’à lundi dernier, j’étais en effet le candidat naturel choisi par notre président Emmanuel Macron », écrit-il dans un post sur Facebook. « Mais les règles doivent s’appliquer à tous et il y en a une qui est venue perturber notre chemin ». En cause, une condamnation d’un an d’inéligibilité, décidée par le Conseil institutionnel en 2013, pour rejet de ses comptes de campagne lors des législatives de 2012. Gil Taïeb était alors candidat (divers) dans la huitième circonscription des Français de l’étranger. 



Les exclus


Haouaria Hadj-Chikh

« Elle n’aurait pas dû y être ». C’est en ces termes que les responsables de la République en Marche ! ont commenté, le 12 mai, sur France 3, l’éviction de Haouaria Hadj-Chikh. Investie la veille pour la septième circonscription de Marseille, la conseillère départementale avait le tort d’avoir été élue sur les listes de Jean-Michel Guérini, ancien président décrié de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Mais l’affiliation politique de l’intéressée, également active antérieurement au Front de gauche, n’était pas seule en cause. Sitôt annoncée, son investiture a en effet suscité des commentaires outragés sur les réseaux sociaux. L’activisme pro-palestinien de Mme Hadj-Chikh, parfois aux côtés de militants radicaux, comme en juillet 2014, lors de l’Opération « Bordure protectrice » à Gaza, et sa participation récente à une manifestation des Indigènes de la République auraient contribué à sa mise en retrait forcée. 


Christian Guérin

« Faites entrer l’accusé ». Voilà un titre d’émission qui colle bien ces jours-ci à Christian Guérin. Le producteur, entre autres, de l’émission incarnée à l’écran par Christophe Hondelatte, sur France 2, figurait parmi les personnalités civiles choisies par le parti pour renouveler le personnel politique. Intention louable qui s’est néanmoins révélée préjudiciable avec le désormais ex-candidat à la cinquième circonscription de Charente-Maritime. L’homme est enfin un adepte des tweets virulents, à la charnière entre l’antisionisme et l’antisémitisme. « A quand la séparation du CRIF et de l’Etat » tweete-t-il un jour, avant d’appeler au boycott d’Israël. « Une seule solution : BDS ! ». Alertée par le CRIF et la LICRA, la commission d’investiture l’a suspendu, au contraire de William Tchamaha (Seine-Maritime), confirmé malgré un appel sur Twitter au boycott d’Israël.

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