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25 Juin 2017 | 1er, Tammuz 5777 | Mise à jour le 23/06/2017 à 12h34

1er juillet 2017 - Chabbat 'Houkat : 21h39 - 23h03

Rubrique Israël

3 questions à Hélène Mazouz, Présidente du lobby Francophone à la Knesset

(DR)

Elle est présidente du lobby Francophone à la Knesset. Depuis dix ans, cette mère de 4 enfants, épouse d’un nouvel immigrant français est très impliquée dans la vie politique israélienne. Très proche de la communauté française, elle a décidé de s’engager pour améliorer l’intégration des francophones.

Pourquoi ce lobby ?   


Il a été créé il y a deux ans, juste après les dernières législatives. J’étais directrice de campagne du premier parti politique sollicité par les francophones. Et là, je me suis dit que l’on ne pouvait pas uniquement demander leur soutien au moment des élections mais qu’il fallait aussi tenir les promesses faites avant. J’ai alors demandé à la députée du likoud, Nourit Corren de soutenir ce nouveau lobby à la Knesset. Depuis nous avons œuvré pour la reconnaissance des diplômes des dentistes et des pharmaciens que l’on espère étendre aux autres professions médicales et aux infirmiers. Afin d’être davantage sur le terrain, j’ai nommé, dernièrement, des coordinateurs dans les villes où résident les francophones.


Quels sont les principaux problèmes rencontrés par les olim français ?


L’apprentissage de l’hébreu et ensuite l’emploi. Là aussi nous luttons pour qu’un maximum de diplômes académiques soient reconnus. Beaucoup de Français souhaitent créer une société mais ne connaissent ni la législation ni le système fiscal. Il faut donc y remédier. Mais ce qui m’inquiète le plus, ce sont les familles francophones, confrontées à des difficultés économiques ou à l’intégration difficile de leurs enfants dans le système scolaire israélien, qui ont ouvert un dossier auprès des services sociaux. Il faut être en mesure de les accompagner. J’ai demandé audience aux ministres des Affaires sociales et de l’Éducation et espère pouvoir être, prochainement, porteuse de bonnes nouvelles.

Enfin, la reconnaissance du permis de conduire français. Là aussi le lobby œuvre pour qu’un accord mutuel soit signé entre la France et Israël. Pour ma part, j’estime qu’Israël peut prendre une décision unilatérale et reconnaître le permis français, même si la France, elle, ne reconnaît pas l’israélien.


La communauté francophone doit-elle être davantage représentée dans la vie politique israélienne ?


Oui, et les prochaines élections municipales, dans un an et demi, est l’occasion rêvée. Les francophones peuvent, sans aucun doute, contribuer à l’essor économique, politique et culturel du pays. Il est important qu’ils sachent que le lobby leur est ouvert et que plus ils seront nombreux à se manifester plus la classe politique s’engagera en leur faveur.

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