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23 Juin 2017 | 29, Sivan 5777 | Mise à jour le 22/06/2017 à 11h59

24 juin 2017 - Chabbat Kora'h : 21h40 - 23h05

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Etats-Unis : La qualification de Marine Le Pen inquiète

(DR)

Que cela soit dans la presse juive ou parmi les médias généralistes, les éditorialistes et commentateurs américains sont nombreux, en cette période d’entre-deux-tours, à s’inquiéter du sort de la France.

Certains voient dans la qualification de la candidate du FN, le présage d’un nouveau séisme populiste, comme ceux qui ont déjà secoué les Etats-Unis, avec l’élection de Donald Trump en novembre, et avant cela, le Royaume-Uni, avec le Brexit, en juin dernier. 

« La France n’est pas l’Amérique mais la stratégie anti-immigration de Marine Le Pen n’est pas si différente de ce que nous connaissons aux Etats-Unis », note l’éditorialiste Jonah Goldberg, dans le Los Angeles Times. 

L’Agence de presse juive américaine « Jewish Telegraphic Agency », reprise par de nombreux médias juifs américains, n’hésite pour sa part pas à titrer : « Pourquoi Marine Le Pen a confiance en sa victoire ». Pour son correspondant en Europe, Cnaan Lipschitz, « Marine Le Pen n’est désormais plus la seule à croire que son parti anti-musulman, au passé antisémite, nationaliste et xénophobe, n’a jamais été aussi proche de la victoire à la présidentielle ». 

D’autres voix se montrent plus rassurantes. C’est notamment le cas de l’historienne Diana Pinto, qui s’exprime dans le magazine juif américain The Forward, au lendemain des résultats du premier tour. « La vaste majorité des juifs français célèbrent la victoire d’Emmanuel Macron au premier tour », note l’historienne qui se montre extrêmement optimiste sur ses chances de remporter l’élection. « C’est un partisan de la mondialisation avec une conscience sociale, un Européen convaincu qui n’enfermera pas la France dans une camisole populiste ». 

Si le président Donald Trump a évoqué à demi-mots sa préférence pour MLP, notamment sur Twitter, de nombreux experts estiment que sa victoire aurait un impact négatif sur la politique internationale américaine. « Elle viendrait compliquer les efforts de l’administration Trump pour lutter contre l’État islamique, la guerre civile en Syrie, l’Iran, la Russie et l’Afghanistan (...) en défiant le leadership américain », note Mark Lander du New York Times qui s’appuie sur l’analyse d’Eliot Cohen, professeur d’histoire militaire à l’université John Hopkins: « Elle serait tout ce qu’il y avait de négatif en De Gaulle, mais en bien pire ».

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