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23 Juillet 2017 | 29, Tammuz 5777 | Mise à jour le 21/07/2017 à 12h14

29 juillet 2017 - Chabbat Devarim (Chabbat 'Hazon) : 21h16 - 22h31

Rubrique Communauté

Anne Sinclair marraine de l’EJM

La journaliste s’est sentie ce jour-là très concernée. (Alexandre Williams)

Jeudi dernier, Anne Sinclair a passé la matinée avec les élèves de l’Ecole juive moderne pour évoquer le souvenir de son grand-père Paul Rosenberg. Elle a accepté de devenir la marraine de l’établissement.

C’était un peu l’effervescence dans les couloirs de l’Ecole juive moderne jeudi dernier, quelques minutes avant l’arrivée d’Anne Sinclair. « Mais elle est où ? Elle arrive quand ? », s’impatientaient les enfants dans le hall de l’établissement. Ces élèves de CM1 et de CM2 qui, le mois d’avant, avaient été visiter l’exposition 21 rue La Boétie au Musée Maillol, n’en revenaient pas de voir enfin la journaliste « en vrai ». Au même moment, une autre visite destinée aux membres du CA et aux amis de l’EJM avait été organisée en présence d’Anne Sinclair. Jo Tolédano, son président, lui avait proposé de venir dans l’école. 

Jeudi dernier, sa visite a porté sur le parcours de Paul Rosenberg et plus largement sur la question de la transmission et la place des grands-parents dans les mémoires familiales. L’exposition rend hommage à l’un des plus grands marchands d’art de la première moitié du XXe siècle mais elle est aussi surtout l’hommage d’une petite-fille à son grand-père. Anne Sinclair s’en est expliquée pendant une interview rondement menée par les élèves qui avaient préparé des questions, sous le regard attentif et sans doute admiratif des professeurs et des familles, réunis autour de Josée Vaisbrot, la directrice. 


Une histoire de transmission

A la question de savoir quel était l’héritage moral que lui avait légué son grand-père (sacré question), Anne Sinclair a répondu aimer être dans son siècle et ne pas avoir peur de la modernité. Et se battre sans cesse pour ce que l’on croit être juste. Ces valeurs sont à l’image de Paul Rosenberg, visionnaire qui a contribué à la (re)connaissance des peintres art moderne. Elles sont aussi celles de l’EJM. L’école fondée par le rabbin Ryvon Krygier a imposé son style dans le paysage communautaire avec son approche pédagogique basée sur l’expression des identités juives plurielles, l’accueil de tous les élèves y compris en situation de handicap, l’apprentissage des arts et de l’hébreu dès le plus jeune âge et l’ouverture sur la cité. Pourtant, elle fait face à un défi immobilier. Installée dans des locaux exigus répartis sur trois sites dans la rue Roger Bacon, la rue Bayen et à Moadon, elle rêve d’une cité scolaire en un lieu unique pour répondre aux demandes qui sont pour le moment sur liste d’attente et pouvoir se déployer au plan pédagogique. Pourquoi pas aussi, essaimer.

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