Default profile photo

20 Novembre 2017 | 2, Kislev 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Communauté

René Emsalem nous a quittés

L’entreprise qui porte son nom a démocratisé la viande casher. (D.R.)

Celui qui a démocratisé la viande casher en France s’est éteint le 1er juillet dernier. Arrivé d’Algérie en France en 1962, ce chef d’entreprise était un parfait autodidacte.

ené Emsalem nous a quittés le 1er juillet pendant chabbat. Figure importante de la communauté juive d’après-guerre, il aura permis de démocratiser la viande casher en France grâce à l’entreprise qu’il a fondée et qui porte son nom. L’histoire de ce chef d’entreprise est celle d’un autodidacte. Il arrive d’Algérie en 1962 avec ses onze frères et sœurs. Son père étant atteint de la maladie de Parkinson, il doit subvenir aux besoins de sa famille et se lance très jeune dans le développement de la boucherie casher, dont les prix sont alors exorbitants. 

« Il s’est battu pour toujours faire en sorte que les produits soient accessibles à la majorité des juifs. Parfois il fallait discuter des marges, des normes, mais au bout du compte tout le monde était admiratif parce qu’il trouvait toujours une solution pour réussir ses objectifs », nous explique Brigitte Benchétrit, sa fille aînée. Il commence aux abattoirs de la Villette puis il achète une première boutique, une seconde puis encore une autre... et crée différents établissements dans Paris et sa banlieue. 


Un homme très généreux

Discret, il prend soin de distribuer aux nécessiteux des sacs de viande lors des fêtes juives. René Emsalem était un homme pieux. « Lors de ses dernières semaines de vie, les dernières choses qu’il souhaitait étaient de faire sa prière le vendredi soir. Il ne savait pas lire l’hébreu mais il n’a jamais oublié d’où il venait », ajoute Brigitte Benchétrit, les sanglots dans la voix. Lors de son enterrement, dimanche, au cimetière de Puteaux, ses ouvriers étaient là, inconsolables. Un autocar de jeunes Loubavitch de la Yeshiva de Brunoy avait fait également le déplacement : pendant des années, il avait fourni de la viande et permis à ces jeunes étudiants de pouvoir grandir en bonne santé. Ils parlaient le yiddish dans les allées du cimetière.

Powered by Edreams Factory