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20 Septembre 2017 | 29, Elul 5777 | Mise à jour le 19/09/2017 à 18h07

Rubrique Communauté

Baccalauréat: l'interminable stress des parents

Les parents vivent eux aussi une importante appréhension avant les résultats du Bac. Ils considèrent aussi que cet examen est la fin d’un cycle et le début d’un autre.

Il n’est pas rare que le jour J, celui des résultats du Bac, les parents accompagnent leur fils ou leur fille pour consulter les résultats sur les fameuses listes. En effet, nombre d’entre eux vivent ces réussites ou ces échecs comme si c’était les leurs. Au même titre que leur grand enfant, l’examen devient aussi pour eux une source d’appréhension, de craintes, mais aussi de grand bonheur. 

« Mon fils aîné a passé son bac cette année : avec mon mari, nous avons vécu pour la première fois cette pression intense. Dès le premier semestre de l’année, je me suis sentie très stressée », nous confie Madame Zerbib. Pour cette maman dont le fils était bon élève tout au long de l’année, le véritable enjeu n’était pas le bac en lui-même, mais la mention qui l’accompagnait. « Avec son père, nous étions conscients de l’enjeu d’avoir une bonne mention pour faire de bonnes études », complète-t-elle, confiant que l’objectif avait été atteint.

De même Sandra Dahan, dont la fille passait le bac ES cette année, craignait les résultats avant qu’ils ne tombent. « J’avais l’impression de passer moi-même le bac. La veille des résultats je n’ai pas dormi de la nuit... D’autant que d’autres écoles avaient eu les résultats avant et que ceux-ci indiquaient que le pourcentage de réussites cette année était relativement faible ! », se souvient-t-elle. Pour elle, la fin du bac est aussi la fin d’un cycle, des habitudes qui changent qui impliquent une réadaptation de la vie quotidienne. « Elle était dans la même école depuis la 6e, tout le monde y avait tissé des liens. C’est une page qui se tourne, la fin d’un cycle. Elle veut devenir audioprothésiste et c’est encore une autre aventure… », ajoute-t-elle. 

Madame Zeitoun, dont le fils candidatait au Saint Graal cette année, lui accordait une importance capitale. « Bien sûr, la suite est importante, mais le bac reste le sésame des études. C’est avec cela que la plupart des jeunes démarrent dans la vie ». Elles ont toutes eu la crainte de l’échec de leur enfant, tout en prenant soin de ne pas le leur communiquer. Il est heureusement rare que, pour le bien de leur enfant, les parents franchissent le pas de l’illégalité. Comme en 2013, lorsque la mère d'une candidate d'un lycée parisien avait tenté de passer l'épreuve d'anglais du baccalauréat à la place de sa fille. La vigilance d'une surveillante a permis de démasquer la fausse candidate, âgée de 52 ans. 

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