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18 Octobre 2017 | 28, Tishri 5778 | Mise à jour le 17/10/2017 à 17h56

21 octobre 2017 - Chabbat Noah' : 18h34 - 19h35

Rubrique Communauté

Ce sont les gagnantes du concours littéraire

Les lauréates ont écrit des nouvelles poignantes. (DR)

Lancé par Levi Vasquez-Bronfman, le président de l’association Beya’had, le concours littéraire était ouvert aux jeunes filles scolarisées dans les collèges et les lycées juifs de France.

Elles racontent que l’attente des résultats était « insoutenable » et qu’elles « ne pensaient qu’à ça ». Lorsque le coup de fil de Levi Vasquez-Bronfman est arrivé leur annonçant la bonne nouvelle, elles ont « explosé de joie ». Avigaïl Akouka et Anahi Kirtchouk, 16 et 15 ans, sont les grandes gagnantes du concours littéraire de l’association Beyahad avec leur nouvelle The Hope écrite à quatre mains. Suivie de Rivkah Farouze, 14 ans, pour son récit Etre différent, être heureux. Et Abigail Dehan, 16 ans, pour son texte Une foi miraculeuse, à la troisième position. Versé à la littérature dès son plus jeune âge avec une mère écrivain, professeur et chercheur en psycho-sociologie de l’enfant, qui a fui le Chili avec sa famille en 1973, Levi Vasquez-Bronfman sait que l’écriture est un vecteur d’émancipation et il a souhaité en lançant ce concours en début d’année, encourager les jeunes filles scolarisées à l’école juive, parfois discrètes et réservées, à donner de la voix.  

Plus de vingt textes ont été reçus en trois mois. Actualité juive était partenaire du concours et à ce titre jury aux côtés d’Eliette Abecassis, Levi Vasquez-Bronfman et des professeurs. Ecrites à la main pendant des jours et parfois des semaines avant d’être saisies sur ordinateur, les nouvelles qui ont remporté le prix sont d’une qualité et d’une construction remarquables quand on connaît l’âge et le parcours des jeunes filles. Intellos, littéraires, plutôt sages mais terriblement alertes à l’écrit. Leur plume est forte, les intrigues disent ce qui les préoccupe à leurs âges, les limites du réel en moins. Elles parlent très librement de la famille, la maladie, l’amour, l’amitié et beaucoup de solidarité et de religion. 

Pour Levi Vasquez-Bronfman, cette première édition est un succès. A Beth Hanna, où la cérémonie de remise des Prix a eu lieu, il a annoncé que le concours se poursuivrait. « Il y a dans les écoles juives des élèves qui ont la fibre littéraire mais cette qualité n’est pas assez valorisée. Les filières littéraires sont trop rares dans nos établissements comme si la réussite scolaire passaient uniquement par les voies économiques et scientifiques ». En effet, il n’y a qu’un seul lycée juif à Paris qui propose le Bac littéraire. Le lycée Georges Leven de l’Alliance israélite universelle, Paris XIIe. 

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