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20 Août 2017 | 28, Av 5777 | Mise à jour le 28/07/2017 à 13h41

26 août 2017 - Chabbat Choftim : 20h28 - 21h35

Rubrique Culture/Télé

Michel Boujenah, la Tunisie et le boycott

(Wikipedia)

Invité à la 53e édition du festival de Carthage, l’humoriste juif d’origine tunisienne a dû affronter des appels aux boycott de mouvements qui l’accusent d’être « pro-sioniste ». Celui-ci a annoncé qu’il maintenait son spectacle.

Les tentatives de pression n’ont jamais été aussi fortes de la part des antisionistes. La semaine dernière, nous vous parlions des stars américaines qui doivent affronter le boycott lorsqu’elles décident de donner un concert en Israël, mais le spectacle français n’est pas non plus épargné. Alors que Michel Boujenah, juif d’origine tunisienne, est invité le 19 juillet prochain, lors de la 53e édition du festival de Carthage pour jouer son nouveau spectacle « Ma vie rêvée », il a dû faire face aux appels au boycott de différents mouvements dont le BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l'immunité d'Israël). Ceux-ci l’accusent d’être « pro-sionistes ». « Nous ne voulons pas de sionistes, quelles que soit leur nationalité, sur nos scènes et dans nos festivals! (...) Michel Boujenah est connu comme l'une des plus grandes figures franco-tunisiennes sionistes qui ont toujours défendu Israël, ses guerres et son armée », affirme ainsi l’organisation.

Installé en France à l’âge de 11 ans, Boujenah n’a jamais cessé de clamer son amour pour son pays natal, la Tunisie. Invité sur le plateau d’On n’est pas couché récemment, il avait confié sa joie de s’y produire sur scène. « Je suis super content parce que, depuis la révolution, je n’y ai pas joué. J’y suis allé très souvent, mais pas pour jouer ». Il a renouvelé cet attachement dans un entretien à Nice-Matin : « Mon amour pour la Tunisie est indéfectible et ceux qui me connaissent savent que je ne milite que pour la paix, depuis toujours », a-t-il déclaré. Il a également annoncé qu’il maintiendrait sa participation au Festival coûte que coûte. En marge, un parti politique tunisien, le Parti Libéral Tunisien a publié un communiqué pour appeler à « épargner l'art et les artistes des polémiques politiques et ne pas se servir d'eux dans des campagnes populistes ». Celui-ci réclame par ailleurs des poursuites judiciaires à l'encontre de ceux qui mènent une campagne contre Boujenah.

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