Default profile photo

23 Juillet 2017 | 29, Tammuz 5777 | Mise à jour le 21/07/2017 à 12h14

29 juillet 2017 - Chabbat Devarim (Chabbat 'Hazon) : 21h16 - 22h31

Rubrique France/Politique

Nous étions avec les anonymes qui ont rendu hommage à Simone Veil au cimetière du Montparnasse

Après la cérémonie religieuse qui s’est déroulée en comité restreint, une foule d’anonymes s’est recueillie sur la tombe de Simone Veil au cimetière du Montparnasse pour un dernier adieu.

 Ce mercredi 5 juillet vers treize heures, une foule d’anonymes se masse devant l’entrée principale du cimetière du Montparnasse, dans le 14ème arrondissement de Paris. Malgré la chaleur écrasante qui se fait ressentir, des centaines de personnes de tous âges et de toutes origines, ont fait le déplacement pour dire un ultime adieu à Simone Veil, dont la dépouille est sur le point d’être inhumée aux côtés de celle de son époux, Antoine Veil, décédé en 2013.

A la fin de la cérémonie religieuse, dirigée par le grand rabbin de France Haïm Korsia, et à laquelle n’ont participé que les intimes, les anonymes contenus à l’entrée ont rejoint la tombe pour y déposer une pelleté de terre. On peut reconnaître le député Meyer Habib, député des Français de l’étranger, mais aussi le président du Crif, Francis Kalifat. Beaucoup d’hommes portent la Kippa. « Je ne la connaissais pas personnellement, mais je suis féministe et nous lui devons beaucoup dans l’avancée du droit des femmes. Je n’ai pas pu aller aux Invalides ce matin alors je suis venue maintenant », nous confie Chantal, 56ans, lunettes de soleil sur les yeux. Jean aussi est là, il a appris à la radio que ses obsèques avaient lieu après la cérémonie officielle. Il habite à quelques rues et voulait être là. « Elle marquera l’histoire de la France cette dame, j’ai trouvé ça très bien que le président de la République ait décidé de lui faire une place au Panthéon », explique-t-il.

Il remarque le choix du lieu dans le cimetière : tout autour ne reposent que des Juifs. Dreyfus, Lazare, Cohen, Levi… A deux pas du lieu d’inhumation d’Antoine et de Simone Veil, la tombe du sociologue Emile Durkheim triomphe, avec des pierres dessus et non des fleurs, comme le veut la tradition juive. Une dame demande, inquiète : « J’ai ramené des roses… est-ce que je peux quand même les déposer ? ». Une autre lui répond : « Oui bien sûr, il y a des bouquets sur toute l’allée ». Ravie, la femme emporte ses fleurs pour les déposer à la mémoire de la grande dame de la nation qui nous a quittés.

Powered by Edreams Factory