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18 Août 2017 | 26, Av 5777 | Mise à jour le 28/07/2017 à 13h41

19 août 2017 - Chabbat Réé : 20h42 - 21h50

Rubrique Israël

Quand le sport rapproche les peuples

(DR)

Un Israélien, un Palestinien, un Saoudien et un Libanais ensemble, dans la province chinoise de Si Chuan, pour apprendre d’Israël à utiliser le sport en vecteur de tolérance et de paix.

Cela ressemble au début d’une plaisanterie mais pour l’Association israélienne Mifalot Sport for Education fondée il y a vingt ans par trois hommes d’affaires, ce pourrait être le début de la solution. Cette association anime près de 250 projets auprès d'un demi-million de jeunes Israéliens avec pour objectif promouvoir le vivre ensemble et l'acceptation de l'autre via le sport. 

Cette fois-ci, elle a décidé de s’adresser aux  entraîneurs. Chaque jour, sur les gradins des stades du monde entier, des gens qui ne se connaissent pas rient, se congratulent ou pleurent ensemble autour de leur amour pour le football. Mais ce n’est pas tous les jours que le ballon rond parvient à réunir Jordaniens, Égyptiens, Palestiniens, Saoudiens, Marocains, Algériens, Libanais, Irakiens et Israéliens. C’est la raison pour laquelle l’association a pris l’initiative de rassembler une cinquantaine d’éducateurs sportifs du monde entier, dont plusieurs pays arabes, pour leur apprendre à éduquer, par le sport, les jeunes à la tolérance et à l’acceptation de la différence. « Il a certes fallu briser la glace, mais une fois brisée, ce fut une belle leçon de fraternité », avouent les organisateurs. 

Les éducateurs musulmans ont posé pléthore de questions révèle un journaliste israélien présent. « Par exemple pourquoi je ne portais ni kippa ni papillotes contrairement à tous les autres juifs ». Chaque participant a présenté son pays. Une Saoudienne a raconté combien elle souffrait de ne pas pouvoir conduire et de devoir être accompagnée à son travail chaque matin par son frère. « Mais ce sont nos coutumes et il faut les respecter », a-t-elle dit avouant qu’il était difficile de trouver un compromis entre tradition et modernité à laquelle les réseaux sociaux l’exposent. Les participants ont écouté des chants égyptiens, des histoires jordaniennes et dansé des danses omanaises auxquelles se sont joints les vigiles chinois. « En regardant les Chinois si différents de nous, je me suis rendu compte à quel point Arabes et juifs se ressemblaient comme des frères », a confié un éducateur jordanien à un animateur israélien ravi que le sport réussisse à repousser les frontières. 

L’association avait même financé le voyage  d’éducateurs issus de pays avec lesquels Israël n’a pas de relations diplomatiques. Et il faut saluer leur courage car c’est en traîtres qu’ils sont revenus dans leur pays. « Le sport peut changer le monde », affirme Limor Lévy, l’une des organisatrices, se félicitant, émue, que beaucoup d’éducateurs soient arrivés en ennemis pour se quitter en frères ». 

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