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11 Décembre 2017 | 23, Kislev 5778 | Mise à jour le 10/12/2017 à 13h04

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique Communauté

Les nouveaux inscrits de l’école juive

(Flash90.)

Issus de l’enseignement public et du privé catholique, quatre cents élèves du primaire à la Terminale intègreront l’école juive en septembre.

L’année scolaire 2017/2018 commence bien pour l’association Choisir l’école juive. Par son intermédiaire, quatre cents nouveaux élèves originaires de toute la France feront leur rentrée dans un établissement juif en septembre. Le chiffre est remarquable pour cette année seulement, quand on sait qu’elle a permis à huit cents enfants d’intégrer l’école juive en l’espace de quatre ans. Soutenue depuis par des bienfaiteurs américains depuis un an, l’association bénéficie de conditions favorables pour développer ses activités de conseils et d’orientation auprès des familles. Fin juin, elle a emménagé dans les locaux du Centre national de pédagogie juive sur l’avenue Richard Lenoir à Paris qui est désormais le siège de ses actions.

Ils seront donc quatre cents à grossir les rangs de l’école juive cette année. Mais qui sont-ils ? Eux qui fréquentaient encore l’an dernier un établissement public à 80% et un établissement privé catholique étaient-ils empêchés de rejoindre l’école juive ? Pour Elodie Marciano, la directrice de l’association, il y a autant de « freins » que de familles, mais elle distingue tout de même deux profils. « Il y a des familles dont c’est le rêve de mettre un enfant à l’école juive mais qui n’en ont pas les moyens alors elles s’autocensurent et considèrent que l’école juive, ce n’est pas pour elles. Et des familles plus assises sur le plan matériel qui ont fait le choix de l’école publique, l’école de la République, pour des raisons idéologiques ».

 

« Le nouvel établissement réorganise la vie de famille au quotidien »

Les nouveaux inscrits sont issus de ces deux types de familles. Pour les premières, les démarches furent relativement simples : des bourses financières ont été débloquées par l’association, complétées, avec le soutien des écoles, par des dispositifs communautaires existants comme Latalmid et le Fonds Gordin. Pour les secondes, elles ont abouti après un « long travail d’argumentation. Ces familles ont volontairement pris contact avec nous parce qu’elles étaient hésitantes. Sans être foncièrement contre l’école juive, elles se posaient des questions sur l’environnement scolaire plus ou moins hostile de leurs enfants. Elles étaient en demande de conseils et nous leur avons expliqué qu’il y avait beaucoup de préjugés comme le niveau des écoles juives qui, aujourd’hui, n’est plus à démontrer ».

Les partenariats établis par l’association avec tous les réseaux scolaires de France ont permis d’identifier « la bonne école » en fonction de la sensibilité religieuse de la famille. « Je dis souvent que l’enfant va à l’école juive, mais en fait c’est toute la famille qui y va tant le nouvel établissement réorganise la vie de famille au quotidien. Il lui apporte beaucoup plus de cohérence sur le plan religieux ». Dans l’établissement, l’intégration des élèves « peut être difficile », reconnaît Elodie Marciano. « Il ne faut pas cacher que les premières semaines, les premiers mois, tout n’est pas simple mais cela va vite. Les écoles ont mis en place des systèmes de remise à niveau en kodesh et des cours de soutien pendant les heures creuses et les difficultés s’estompent progressivement ». 

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