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21 Octobre 2017 | 1er, Heshvan 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h53

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Un roman israélien traduit en arabe et vendu en Irak

(N.S.O)

Non, ce n’est pas le début d’un ouvrage de fiction mais bien celui d’une histoire vraie.

Un livre écrit à l’origine en hébreu sur les étagères des librairies ou sur les marchés de Bagdad… c’était du jamais vu ! Et voilà que la semaine dernière  « Des images sur les murs » le roman de l’écrivaine israélienne Tsionit Fattal Kupervasser a été publié en Irak. Un livre qui narre l’histoire de la communauté juive irakienne, dans la première moitié du 20ième siècle, et qui a été traduit par Amar Zacharia, l’un des meilleurs traducteurs d’hébreu en arabe. Il a déjà traduit plusieurs ouvrages israéliens publiés en Egypte où il vit afin, dit-il, de promouvoir le rapprochement entre les peuples. Amar enseigne aussi l’hébreu dans les universités égyptiennes où  1 200 étudiants apprennent cette langue chaque année. « Je suis fier d’avoir traduit le livre de Zionit, enfin, les relations entre Israël, l’Irak et l’Egypte se normalisent autour de la publication de cet ouvrage, fruit d’une fructueuse coopération entre les trois pays », s’est-il félicité sur sa page Facebook.

 Un livre qui refait vivre Bagdad la Juive, jusqu’à son départ, dans les années cinquante, vers Israël, à travers l’histoire de Nouria, une femme qui voulait faire entendre sa voix dans une société traditionnaliste et qui a dû traverser des épreuves très difficiles. « Une communauté juive qui aujourd’hui n’est plus, car l’Irak n’est plus le même », regrette l’auteure avec nostalgie bien qu’elle soit née en Israël où ses parents se sont installés en 1951 comme des milliers de juifs irakiens. Le livre de l’israélienne a été accueilli avec enthousiasme dans le pays d’origine de ses parents, et vu qu’elle ne peut s’y rendre - Israël et l’Irak n’entretiennent pas de relations diplomatiques - à défaut de se photographier avec l’auteure, écrivains et personnalités célèbres s’immortalisent avec son ouvrage. 

Dernièrement, le ministère israélien des Affaires étrangères confiait que de très nombreuses marques de soutien affluaient depuis l’Irak. « Notre unité est inondée de messages qui réclament l’établissement de relations entre nos deux pays », confie Jonathan Gonen, le chef de l’unité diplomatique numérique en langue arabe au sein du ministère. Plusieurs pages Facebook ainsi qu’un site en arabe ont même été créés ces derniers mois afin de promouvoir et favoriser le dialogue entre israéliens et irakiens. 

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