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18 Octobre 2017 | 28, Tishri 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h36

21 octobre 2017 - Chabbat Noah' : 18h34 - 19h35

Rubrique Communauté

Comment vos communautés préparent les offices de Tichri

Pour les présidents de communautés que nous avons pu interroger, l’effervescence grandit au fur et à mesure de l’arrivée des fêtes.

A l’approche du grand marathon de Tichri, les communautés peaufinent leur préparation. Et rien n’est laissé au hasard quant au déroulement des offices.

Trois semaines durant, les synagogues françaises vont vibrer au rythme de Roch Hachana, Kippour, Souccot et Simha Torah. Chaque lieu aura, au minimum, son chef d’orchestre, son officiant, son hazan. Pour les présidents de communautés que nous avons pu interroger, l’effervescence grandit au fur et à mesure de l’arrivée des fêtes. Rien n’est laissé au hasard. Tout est pris en considération, de la numérotation des places à la sécurité en passant évidemment par le cœur du sujet : la prière. En règle générale, il s’agit souvent du même chantre, en poste toute l’année, qui assure intégralement les offices de Tichri et particulièrement ceux de Kippour. Mais lorsque des offices supplémentaires sont mis en place pour faire face aux nombreuses demandes, il est alors fréquent qu’un hazan soit « recruté » de l’extérieur, de France, d’Israël ou d’ailleurs, en fonction du rite et des coutumes, propres à chaque adresse.                                                                   Au Centre communautaire de Paris, un deuxième office de Kippour se tiendra, comme chaque année, à la salle Rossini, dans les locaux de la marie du 9ème arrondissement de la capitale. « C’est un tradition, confie Edmond Elalouf, le président du Centre. Tandis que notre hazan attitré Benjamin Gabbay orchestrera l’office rue Lafayette, c’est Elie Botbol, accompagné de son fils, qui voyagera d’Israël pour officier à la salle Rossini. Cela fait vingt ans qu’il vient. Il a beaucoup de compétences. Sa belle voix entraîne et fait participer l’assemblée. Nous prenons juste en charge sa chambre d’hôtel. Mais sinon, il nous aide à titre entièrement bénévole », souligne Edmond Elalouf.                                                                                                          


Hazan extérieur 

A Versailles (78), deux offices dans deux lieux différents sont au programme pour Kippour. 

« Depuis plusieurs années, nous avons cette coutume de faire venir un rabbin francophone d’Israël. Il s’agit du rabbin Journo qui nous avait été conseillé et recommandé par notre précédent rabbin. Il a une vraie expérience pour l’exercice. Son rite sépharade, plutôt axé marocain, convient parfaitement à nos attentes. Pour sa mission, il reçoit un salaire. Une chambre d’hôtel lui est réservée. Mais pour des questions budgétaires, les frais d’avion sont à sa charge », détaille Maurice Elkaim, le président de la communauté versaillaise qui a succédé à Samuel Sandler.                                                                                                             En province et dans les petites communautés, la question de recourir à un hazan extérieur peut naturellement se poser. Souvent confrontées à des contraintes financières, elles décident de s’en abstenir. C’est le cas notamment à Deauville. « Nos offices seront assurés en interne. A Roch Hachana, pendant quelques années, nous avions fait venir un hazan d’Israël. Mais cela représente un coût que nous ne pouvons pas supporter aujourd’hui », glisse Denis Lévy, le président de la communauté locale. Chaque synagogue doit donc composer selon ses besoins et ses moyens.

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