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21 Octobre 2017 | 1er, Heshvan 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h53

Rubrique Culture/Télé

Barbara, toujours dans l’air du temps

Barbara a tiré sa révérence il y a presque vingt ans. A cette occasion, le monde de la culture lui rend de nombreux hommages (spectacles, disques, films, exposition, etc.) et parmi cette profusion d’événements, trois ont particulièrement retenu notre attention.

Exposition : Barbara à la philharmonie de Paris


L’exposition à voir à la philharmonie de Paris,  du 13 octobre au 28 janvier, propose de découvrir  la diva « derrière le rideau ».


IIl y a la Barbara que tout le monde connaît. La légende de la chanson française, l’interprète de l’Aigle noir. Une voix au bord de la rupture, un style théâtral. Une écriture sensible et intemporelle. Et Monique Serf. C’est sous cet autre jour que la philharmonie choisit de la dépeindre, lors de l’exposition temporaire qu’elle lui consacre du 13 octobre au 28 janvier. Manuscrits, correspondances, dessins, d’innombrables documents inédits permettent de mieux connaître les multiples visages de l’artiste. De son enfance douloureuse à ses plus grands succès en passant par son intimité amoureuse et amicale, le parcours est complet. Il retrace aussi son engagement auprès des plus faibles, auprès des autistes, des prisonniers et des malades du sida et se termine dans un véritable jardin, symbole du besoin de l'artiste de se retirer du monde. 

Du 13 octobre 2017 au 28 janvier 2018 Espace d’exposition – Philharmonie


Sortie Cinéma : Dis, quand reviendras-tu ?


Le film « Barbara » de Mathieu Amalric est dédié à la chanteuse qui, comme Serge Gainsbourg a survécu à la Seconde guerre mondiale,  et s’est inscrite dans le patrimoine musical français.


Jeanne Balibar   qui joue une actrice devant incarner Barbara explique sa différence de perception de celle du cinéaste : « Curieusement, Mathieu et moi n’entretenions pas la même relation avec le personnage de Barbara. Lui s’interrogeait beaucoup, et de façon magnifique, sur la façon d’en restituer le caractère sacré. J’étais davantage intéressée par la figure de la République Française qu’elle a représenté - son côté « Marianne ». Comment, par sa vie, ses choix, les responsabilités qu’elle prend, une petite Juive d’Ukraine (ndlr : née à Paris en fait) en vient-elle à incarner l’histoire de la France de 1930 à 1997 ? ». Almaric retrace d’une façon originale (un metteur en scène choisit une comédienne pour être Barbara) la vie de la rescapée qui a subi la guerre avec l’errance des incessants changements d’adresse en raison des dénonciations. Si le réalisateur ne s’attarde pas sur cette période, Jeanne Balibar par son jeu rappelle en filigrane les origines de l’auteure de « L’aigle noir », chanson qui pour Patrick Bruel raconte son souvenir d’enfance pendant l’occupation. Le film non construit comme un biopic traditionnel, nous donne à travers ses chansons, l’image d’une Diva profondément humaine et écorchée. 

En salles : « Barbara » de et avec Mathieu Amalric et Jeanne Balibar

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