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21 Octobre 2017 | 1er, Heshvan 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h53

Rubrique France/Politique

Bernard-Henri Lévy au CRIF: «Je ne supporte plus la diabolisation d'Israël et le deux poids deux mesures en la défaveur d'Israël »

Bernard-Henri Lévy lundi aux Amis du CRIF, aux côtés de Bernard Cazeneuve et Francis Kalifat (Twitter @LaRegledujeu).

Le philosophe était hier soir l'invité des amis du CRIF.

Devant plus de 600 personnes, Bernard-Henri Lévy était l’invité exceptionnel lundi 17 septembre des Amis du Crif, à l’Hôtel Intercontinental Paris Le Grand. Antisémitisme, Israël, montée des populismes  étaient au menu de cette conférence à laquelle a notamment assisté, l’ancien premier ministre Bernard Cazeneuve, « venu […] dire mon témoignage de fidélité et d’amitié ».

Revenant sur le meurtre de Sarah Halimi, en avril dernier, M. Lévy a estimé que « le silence dans lequel ce drame s’est déroulé ne [l’]a pas étonné ».  Avant de relier ce drame à la récente attaque du responsable communautaire Roger Pinto et sa famille, à Livry-Gargan. « C’est la pointe de l’iceberg d’un antisémitisme ordinaire », a déclaré l'intellectuel.

Une judéophobie qui s’exprime souvent selon lui à travers une détestation d’Israël. « Je suis partisan de la solution à deux états. Elle me semble conforme à l'intérêt d'Israël. Mais je ne supporte plus la diabolisation d'Israël et le deux poids deux mesures en la défaveur d'Israël », a expliqué le philosophe. « Quand je lis la presse, je réalise que l'on n'est pas assez nombreux à dire la vérité sur Israël ».

Inquiet devant « le danger sérieux d’empire islamique » au Moyen-Orient, Bernard-Henri Lévy a également attiré l’attention de son auditoire sur les persécutions en Birmanie contre la minorité musulmane des Rohingya. « Nous, les juifs, avons connu ce statut d'apatrides. Les Rohingya sont la dernière incarnation de la figure de sans droit ».

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