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18 Octobre 2017 | 28, Tishri 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h34

21 octobre 2017 - Chabbat Noah' : 18h34 - 19h35

Rubrique Israël

L’âge d’or de la hazanout ashkénaze

(DR)


Il est peut-être difficile aujourd’hui d’imaginer l’engouement du public pour les prestations des plus grands « hazanim ». Mais, dans la période d’entre les deux guerre, dénommée à juste titre, « l’âge d’or de la hazanout », non seulement de grands cantors occupaient le devant de la scène mais les simples juifs étaient excessivement friands de ce type de prestations. 

Comme le raconte le rabbin Allan Nadler, «  à l’âge d’or du quartier du Lower East Side à New York et dans des quartiers similaires à travers l’Amérique, les seli’hot étaient le lieu où les hazanim en concurrence pouvaient montrer leurs qualités vocales. Nombre de présents attendaient le dimanche matin suivant l’office pour acheter leurs places pour les Yamim Noraïm, décidant dans quelle synagogue se rendre principalement en fonction de la performance du hazan le soir précédent ».

Il faut dire que cet intérêt soutenu était entretenu par les performances des plus grands dont font partie, notamment, Zavel Kwartin (1874-1953), Joseph "Yossele" Rosenblatt (1882-1933), Gershon Sirota (1874-1943). Le premier était né à Elizabetgrad (en Russie) dans une famille de hassidim aisée. Grâce à ses talents musicaux, il fut nommé en 1903 « Obercantor » d’une grande synagogue de Vienne avec un salaire fabuleux pour l’époque. Puis, en 1914, il émigrait aux Etats-Unis où il devint le cantor le plus cher payé de tous les temps. Et où il publia son oeuvre musicale.

Le second, probablement le plus célèbre, était, lui, né en Ukraine. Après avoir, à l’âge de 18 ans seulement, occupé le poste de hazan de la communauté de Munkacz, il avait émigré en Amérique en 1912. Où il fit une carrière exceptionnelle et où il refusa même de chanter pour l’Opéra de Chicago. Nous sont parvenus, outre nombre de ses enregistrements, les partitions de plus de 180 de ses pièces dont les plus célèbres sont probablement celles concernant les Yamim Noraïm. 

Enfin le troisième, Gershon Sirota, dénommé, à son époque, le « Caruso juif » ou le « Roi des Hazanim », était né dans un village de Podolie où son père était lui- même hazan. Il fit une carrière internationale chantant à travers l’Europe et aux Etats-Unis. Longtemps cantor d’une des grandes synagogues de la capitale polonaise, il devait périr, avec sa famille, lors de la révolte du ghetto de Varsovie. 

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