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18 Octobre 2017 | 28, Tishri 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h36

21 octobre 2017 - Chabbat Noah' : 18h34 - 19h35

Rubrique Judaïsme

Ce qu'il faut faire la veille de Kippour

(Flash90.)

On procède à l’annulation des vœux : « Hatarat nédarim ». Le principe est de dénoncer les vœux que l’on aurait prononcés durant l’année et pas réalisés. Ce cérémonial se trouve au début de tout rituel de Kippour. Dans la prière, on ne dit pas de « séli’hot ». Le matin on ne récite ni « Tahanoun », ni « Avinou Malkenou ».

- L’office de Minha, bien que se situant en dehors de la journée de Kippour anticipe déjà la reconnaissance de nos fautes. C’est ainsi que nous récitons le « Vidouï » et que l’on ajoute certains passages particuliers (voir le rituel de Kippour).


- Les hommes s’efforceront d’aller au mikvé. Lors de l’immersion, ils ne réciteront pas de bénédiction.


- Les communautés achkénazes et sépharades ont pour coutume, la veille de Kippour, de procéder aux Kapparot. Cette cérémonie rappelle le « Korbane ‘Hatate » (sacrifice que l’on apportait à l’époque du Temple pour une faute faite non intentionnellement). Elle consiste en l’abattage d’un poulet par personne, de préférence un coq blanc pour un homme et une poule blanche pour une femme. Avant d’abattre le volatile, on le faisait tourner plusieurs fois au-dessus de la tête de la personne concernée en récitant un texte que l’on trouvera dans le rituel de Kippour.


- Ces poulets sont ensuite soit consommés lors du repas avant le jeûne, soit distribués à des nécessiteux. De nos jours, on remplace les poulets par de l’argent que l’on donne aux pauvres. Ceci afin de renforcer la Mitsva de Tsédaka qui a le pouvoir d’effacer nos fautes. Il est à noter que certaines autorités rabbiniques considèrent que ce cérémonial pourrait être assimilé à de la sorcellerie et le déconseille donc. Cet avis ne fait pas l’unanimité et l’ensemble des communautés continue à le pratiquer.


- La veille de Kippour le jeûne est interdit. C’est une mitzva de bien manger afin de montrer notre foi et notre confiance dans la miséricorde divine.

La « Séouda Maphséket » est le dernier repas que nous consommons avant le jeûne. C’est un repas de fête, qui s’arrêtera une demi-heure avant le coucher du soleil. On ne fait pas de Kiddouch, mais la table est dressée avec deux haloth. On évite de manger du poisson, des plats indigestes, des boissons enivrantes. On lit le birkat hamazon avec calme et un recueillement particulier. On s’habille avec soin, certains ont l’usage de s’habiller en blanc. 


- On allume les bougies après avoir dit les bénédictions (voir ci-contre). On veillera à allumer une bougie qui dure au moins vingt-cinq heures et sur laquelle on récitera la bénédiction de la « Havdala » à la fin de Kippour. Certains allument également des bougies à la mémoire des parents disparus.


- Avant de se rendre à la synagogue, les parents bénissent leurs enfants (voir encadré). On retire les chaussures en cuir et l’on met celles en toile ou en plastique.

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