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21 Octobre 2017 | 1er, Heshvan 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h53

Rubrique Monde juif

Ce qu'il faut retenir de l'autobiographie de Shimon Pérès

Les principaux contributeurs au programme nucléaire d’Israël. Ben-Gourion, Guy Mollet et Shimon Pérès (DR)

Rêvez ! C’est cet impératif qui résume le mieux l’autobiographie de Shimon Pérès, qui sort cette semaine, chez HarperCollins, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition.

No room for Small Dreams - Pas de place pour les petits rêves. C’est sous ce titre que l’ancien président de l’Etat d’Israël livre ses confidences. Un livre achevé quelques semaines avant sa mort qu’il a accepté d’écrire seulement après s’être assuré qu’il ne serait pas uniquement une ode à sa gloire mais surtout à celle d’Israël. Au fil des pages, il nous mène dans les coulisses de plusieurs chapitres majeurs de l’histoire d’Israël, une histoire indissociable à sa vie. Depuis le départ de Pologne alors qu’il est encore Szymon Perski, l’arrivée en Israël, sa vie au Kibboutz, l’indépendance, le programme nucléaire dont il fut l'un des architectes, l’opération Entebbe alors qu’il est ministre de la Défense, en passant par sa rencontre secrète, alors qu’il est ministre des Affaires étrangères, en novembre 1993, avec le roi Hussein en Jordanie. Les deux pays n’ont pas encore établi des relations diplomatiques. Il raconte être arrivé flanqué d’une fausse moustache et d’un chapeau qui couvre sa chevelure grisonnante pour ne pas être reconnu.  « Je ne pouvais m'empêcher d’éclater de rire en collant la moustache à mon visage », écrit-il. Les deux hommes se découvrent une vision d’avenir commune et un an après, l’accord de paix historique est signé entre Israël et la Jordanie. Il parle aussi de la paix tant espérée avec les Arabes et les Palestiniens et surtout d’Israël devenu une nation start-up louée dans le monde entier. L’innovation est sa grande passion. « Nous allons peut-être découvrir bientôt que c'est l'innovation, et non pas les négociations, qui rend la paix possible », soutient-il. Mais ses mots sont, avant tout, une invitation à rêver. « Moi aussi j’ai rêvé et je ne regrette aucun de mes rêves, mon seul regret est de ne pas avoir rêvé davantage », confie-t-il. « Si vous avez plus de rêves que d'accomplissements, c'est que vous êtes encore jeune. Dans le cas contraire, vous êtes déjà vieux », aimait à répéter le Prix Nobel de la Paix. Et c’est donc manifestement très jeune, malgré ses 93 ans, que Shimon Pérès a rendu son dernier souffle… 

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