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21 Octobre 2017 | 1er, Heshvan 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h53

Rubrique Sport

PSG-Lyon, antisémitisme à Chelsea, le choc Betar-Hapoël: ce qu'il faut retenir du week-end de foot

Il faudra encore attendre pour que le championnat israélien intègre le Big 5 européen... (DR).

Trois gros chocs, des princes et des ultras au menu de la rétro sportive du lundi.

Un émir à Paris, un prince intronisé

L’émir du Qatar était reçu à l’Elysée par Emmanuel Macron, vendredi 15 septembre, dans le cadre d’une tournée diplomatique en Europe visant à compter ses alliés dans la crise diplomatique qui oppose l’émirat à l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et le Qatar. Dimanche soir, pas de trace de Tamim ben Hamad Al Thani pour l’affiche de la 6e journée, Paris-Saint-Germain-Lyon. Dans un contexte de plus en plus inflammable entre le dirigeant parisien Nasser Al Khelaïfi et son homologue Jean-Michel Aulas, le match n’a pas tenu toutes ses promesses. On attendait, telle l’intronisation d’un nouveau prince à la cour royale, la première de Kylian Mbappé au Parc des Princes. Associé à Neymar, juste derrière Edinson Cavani, l’ancien Monégasque n’a pas brillé, se perdant souvent dans des solutions individuelles bien maîtrisées par une solide défense lyonnaise et un milieu compact emmené par Tanguy Ndombele. L'ancien Amiénois aura crevé l’écran autant que la barre transversale d’Alphone Areola (68e).

Il aura fallu attendre la 86e minute pour voir ce que tous les téléspectateurs, dans le stade et les écrans de télévision du monde entier – le PSG étant entré dans une nouvelle ère de sa mondialisation grâce au transfert de la perle de Santos – étaient venus chercher : un but de sa dernière pépite. L’histoire était belle : servi en profondeur par Neymar, l’attaquant de 18 ans trompait Anthony Lopes, impérial jusqu’ici et qui a peut-être rappelé à la direction parisienne, à l’hésitation devenue proverbiale sur le poste de numéro 1 depuis deux ans, qu’un très bon gardien évoluait sur les bords du Rhône (44e et 57e notamment). Le ralenti imposera finalement aux supporters un peu de patience : c’est en fait le défenseur Jérémy Morel qui a touché en dernier le ballon avant que celui-ci ne franchisse la ligne. Onze minutes après le CSC de Marcelo, l’issue était cruelle pour la formation de Bruno Génésio. Quant à Neymar, on retiendra certainement davantage ses premières frictions avec son coéquipier Cavani que sa prestation, globalement assez décevante même si le Brésilien n’a pas lésiné sur ses efforts (80 ballons touchés). Avec six victoires en six matchs, Paris caracole en tête.

 

La question du week-end :  les ultras de Chelsea sous contrôle ? 

La rencontre Chelsea-Arsenal était particulièrement attendue samedi. Pas seulement pour le spectacle entre les deux ennemis londoniens. Après la déroute fin août sur la pelouse de Liverpool, les joueurs d’Arsène Wenger ont bien résisté aux Blues dans une opposition intense mais sans but. Non, c’est vers les tribunes que les regards étaient également tournés. La semaine dernière, à Leicester, les supporters du club de Roman Abramovitch s’étaient illustrés, une nouvelle fois, pour leur débordement. En cause, un chant antisémite « à la gloire » de leur buteur Alvaro Morata.

« Alvaro, oh, Alvaro oh. Il vient du Real Madrid, il déteste les put.. de Juifs », avaient entonné les ultras, en référence à leur ennemi juré de Tottenham, assimilé par certains  à un « club juif ». Le club et le joueur espagnol avaient peu goûté à l’hommage et avaient exigé qu’ils y soient mis un terme. Samedi face à Arsenal, les supporters de la formation d’Antonio Conte se sont tenus à carreaux. Reste à savoir pour combien de temps.

 

Le match de l’année en Israël ?

« L’un des matchs les plus enthousiasmants que j’ai vus dans le football israélien ces dernières années ». Le commentaire est signé du journaliste israélien Raphaël Gellar, sur Twitter. Au terme d’une partie où le suspens fut au rendez-vous, le Beitar Jerusalem et l’Hapoël Haïfa se sont séparés, samedi soir, sur le score de 3-3. Après avoir mené au score à deux reprises en première mi-temps, les joueurs de l’Hapöel ont failli perdre la boussole après le but de Georginho (66’) qui faisait suite au doublé d’Idan Vered. L’ailier droit du Beitar s’affirme dès ce début de saison comme l’une des stars du championnat israélien, avec déjà 4 buts et 4 passes décisives à son actif. Mais c’était sans compter sur la performance XXL d’Eden Ben Basat. L’ancien Brestois (2011-2013) et toulousain (2013-2014) s’est offert un triplé au stade Teddy, assurant un point mérité à l’Hapoël.
Au classement, le Betar est toujours en tête avec 10 points, à égalité avec son adversaire du week-end. Avec un point chacun, Ashdod et l’Hapoël Raanana ferment la marche.

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