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18 Octobre 2017 | 28, Tishri 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h36

21 octobre 2017 - Chabbat Noah' : 18h34 - 19h35

Rubrique Communauté

70 ans, de mère en fille au Comité Féminin d’ORT-France

Le Comité Féminin fondé par Marcelle Roubach, est aujourd’hui présidé par Agnès, sa petite-fille. (ORT-France)

La vente annuelle du Comité Féminin d’ORT-France aura lieu les 3 et 4 octobre dans la mairie du XVIe et sera l’occasion de célébrer les 70 ans de l’association.

Dans la famille, notre premier métier à tous était de vendre des billets de tombola pour la vente ! ». Agnès Roubach-Plasse en parle comme une anecdote mais elle dit tout de la place que l’engagement de sa grand-mère Marcelle Roubach, la fondatrice du Comité Féminin d’ORT-France, occupait dans la famille. Le flambeau repris par sa fille Eliane Roubach et maintenant sa petite-fille Agnès en fait une belle histoire de transmission et de valeurs juives. L’association finance depuis 70 ans les activités sociales d’ORT-France et en particulier les bourses cantines. Plusieurs dizaines de milliers de bourses ont été distribuées permettant aux élèves de déjeuner le midi, de partir en colonies de vacances et de participer aux voyages pédagogiques en Pologne organisés par les écoles du groupe scolaire. 

Soutenu par le président d’ORT-France Lucien Kalfon et son directeur Thierry Sebagh, le Comité Féminin finance même du matériel pédagogique coûteux dont les étudiants en optique et en dentaire ont besoin tout au long de l’année. « Ma grand-mère était une femme moderne qui travaillait et qui faisait de la politique, elle a d’ailleurs bien connu Golda Meir et c’est cette notoriété qui lui a permis de mobiliser des femmes au profit d’ORT-France ». Marcelle Roubach a découvert ces écoles d’apprentissage en voyageant. « Elle trouvait ces établissements formidables car ils donnaient un vrai métier à des jeunes qui étaient pour la plupart orphelins ou rescapés de la Shoah. Ma grand-mère voulait être utile et aider ces apprentis qui vivaient quasiment tous dans une grande précarité ». 

Organisées à l’origine à l’hôtel George V, les ventes du Comité Féminin ont lieu désormais dans les salons de la mairie du XVIe. Les militantes bénévoles travaillent dur en amont pour collecter des lots. Articles de maison, boutique gourmande, bijoux, prêt-à-porter, fourrures, les prix sont très intéressants et c’est un grand moment de convivialité. Les articles qui n’auront pas été vendus feront l’objet d’une braderie le 19 novembre à l’école de l’ORT de la rue des Rosiers dirigée par Philippe Alfandari, un soutien fidèle et précieux du Comité Féminin.

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