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18 Novembre 2017 | 29, Heshvan 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Communauté

Un jardin dans l’Alliance en l'honneur de Boris Toledano

Marc Eisenberg (centre) entouré de Jacques Toledano (g.) et des frères Sidney, Robert et Daniel Toledano. (Erez Lichtfeld)

Le jardin Boris Toledano a été inauguré début octobre au siège de l’Alliance israélite universelle, Paris VIIe, en présence de ses fils Daniel, Robert et Sidney, le président de Christian Dior Couture, et de multiples personnalités communautaires et politiques françaises, espagnoles et marocaines.

Mardi 3 octobre, l’AIU a honoré une grande figure du judaïsme marocain, ancien président de la communauté juive de Casablanca décédé l’an dernier, Boris Toledano. Elle a aussi célébré les liens historiques qu’elle entretient avec le Maroc puisque c’est à Casablanca que la première école de l’AIU a ouvert ses portes en 1862, deux ans après sa création à Paris. Emu, Sidney Toledano a, le premier, pris la parole. « L’Alliance est un nom qu’on entendait souvent à la maison. Je voudrais remercier Marc (Eisenberg) et Ilana (Cicurel) d’avoir souhaité associer le nom de mon père à cette oeuvre de transmission ». 

   Devant sa famille ainsi qu’André Azoulay, conseiller du Roi du Maroc, Chakib Benmoussa, Ambassadeur du Maroc en France, et Fernando Carderera, Ambassadeur d’Espagne, devant ses amis du monde des affaires (Maurice Lévy, Edmond Cohen, Corinne Evens, Michel Cicurel) et tous les dirigeants de la communauté juive, le P-DG de Christian Dior Couture a évoqué l’attachement de sa famille au Maroc, à l’Espagne et à la France. « Nous avons appris à avoir une culture cosmopolite. Pour autant nous sommes au clair sur ce que nous sommes. Notre père nous a inculqué la tolérance, la bienveillance et la justice sociale, Tsedaka. Je me souviens de ces dimanches matin où nous marchions dans le mellah, lui toujours très élégant, donnait systématiquement de l’argent aux juifs extrêmement pauvres que nous croisions ». 


Une figure du judaïsme marocain

Générosité, humilité, responsabilité.  A la disparition de Boris Toledano en août 2016, le peuple marocain s’associe à la détresse de la communauté juive qui pleure un père. Fondateur du musée juif de Casablanca et de la Fondation du patrimoine culturel judéo-marocain, Boris Toledano reçut en 2006 le Wissam Al-Arch de l’ordre d’Officier du Roi Mohammed VI. Jusqu’à ses derniers jours, il a oeuvré avec le Roi à la rénovation de la synagogue Ettedgui. « Il était pour moi un modèle », a expliqué André Azoulay. Sa fille Audrey, future directrice de l’Unesco, fit une courte apparition ce soir-là. « Boris appartenait à ce club très rare et très sélectif, de Marocains juifs qui ont combattu aux côtés des Républicains en Espagne. Il était pour moi un maître, un frère. Je lui dois beaucoup, surtout cet honneur qu’il a donné à mon judaïsme. L’homme était un esthète dans son être, son comportement, son élégance et son humilité. C’était un responsable communautaire absolument exceptionnel. On pouvait tout partager avec lui parce qu’il était la discrétion même. Il avait la sagesse et on savait qu’après notre conversation, il n’y avait pas d’autres témoins de ce que nous avions partagé ». 

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