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18 Octobre 2017 | 28, Tishri 5778 | Mise à jour le 18/10/2017 à 16h36

21 octobre 2017 - Chabbat Noah' : 18h34 - 19h35

Rubrique France/Politique

« Je ne t’aime pas parce que tu es juive »: une petite fille juive battue et insultée dans une école parisienne

« Ce dont se plaint surtout la mère, c’est l’absence de réaction de l’établissement », estime Sammy Ghozlan du BNCVA (DR).

Selon les informations du BNVCA, une petite fille a subi des coups et des insultes antisémites dans son école publique du XVIIIème arrondissement de Paris. Une plainte a été déposée auprès de la police. La mère de la victime témoigne pour Actuj.com.

C’est une élève sans histoire qui poursuit sa scolarité comme tous les enfants de son âge dans une école publique. Cette fillette a 10 ans, elle est en CM2, dans une école du XVIIIème arrondissement de Paris. Elle est juive. Fin septembre, elle a dû se rendre à l’hôpital, en urgence, après avoir reçu des coups à l'abdomen et aux côtes  par des « camarades » de sa classe. La petite fille est hémophile, elle risque une hémorragie interne. « Nous avons eu très peur », confie la maman à Actualité Juive avant de raconter le déroulement des faits. « L’un des élèves, Ismaël, lui a porté des coups après lui avoir dit « Je ne t’aime pas parce que tu es juive », explique-t-elle. « Le petit garçon lui a dit également : ne prononce pas mon nom Ismaël, car c’est le nom d’un prophète ».

 Sur les conseils du médecin qui fait le scanner à l'hôpital, la maman qui préfère rester anonyme, saisit la justice. Une plainte a ainsi été déposée auprès du service de Police et l’enquête suit sont cours. « Ce dont se plaint surtout la mère, c’est l’absence de réaction de l’établissement. Certaines personnes du personnel étaient au courant de ces agissements contre la petite fille, mais aucune décision n’a été prise », explique Samy Ghozlan, président du BNVCA. « J’ai contacté le rectorat qui a été attentif à ces événements et lui ai demandé d’accéder à la demande de la mère, à savoir de pouvoir changer l’élève de l’établissement. »


"Choc psychologique"
En effet, selon la maman, le rectorat l'a informé mardi que sa petite fille pouvait changer d’établissement. « Je voulais que ma fille reste dans l’école, car ce n’est pas aux victimes de partir, mais rien n'est fait pour la protéger !", s'étrangle-t-elle.

« Nous avons subi un choc psychologique et avons besoin d’aide. Ma fille fait des cauchemars la nuit et craint sans cesse d’être agressée. Si un psychologue peut nous aider nous lui en serons très reconnaissants », annonce-t-elle.

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