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11 Décembre 2017 | 23, Kislev 5778 | Mise à jour le 10/12/2017 à 13h04

16 décembre - Chabbat Mikets : 16h36 - 17h49

Rubrique Israël

Quid de l'emploi des travailleurs palestiniens ?

La police sur les lieux de l’attentat de Har Adar. (Flash90.)

Après l'attentat de Har Adar, la polémique fait rage : faut-il continuer d'employer dans le pays des personnes susceptibles de représenter un danger sécuritaire ?

L'attentat commis le 27 septembre dans la localité de Har Adar, par un Palestinien âgé de 35 ans et père de quatre enfants, qui travaillait légalement en Israël depuis plusieurs années, a relancé dans l'opinion le débat autour de l'emploi de Palestiniens sur le territoire de l'Etat hébreu.

Certains, à droite, affirment que la venue quotidienne de ces travailleurs de Judée-Samarie constitue un danger pour la population, car ils peuvent soudainement s'en prendre à des Israéliens, comme l'a fait le terroriste de Har Adar. Même si de tels attentats ne sont pas fréquents, des précédents ont déjà été enregistrés. 

Il semble pourtant que la fermeture pour quelques semaines de la localité d'Har Adar aux travailleurs palestiniens ne reflète pas un changement de politique de la part des autorités. 

L'armée, l'administration civile israélienne de la Judée-Samarie et le gouvernement restent en effet convaincus que l'emploi de Palestiniens en Israël contribue au maintien du calme. En assurant la subsistance d'une centaine de milliers de foyers, les Israéliens diminuent les antagonismes. Les Palestiniens susceptibles d'être attirés par le terrorisme ont « quelque chose à perdre » et sont donc moins tentés de prendre les armes. 

A l'heure actuelle, 73 000 Palestiniens de Judée-Samarie travaillent en Israël et 32 000 dans les implantations. Il faut y ajouter des dizaines de milliers de travailleurs qui franchissent la ligne Verte sans autorisation. 

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