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20 Novembre 2017 | 2, Kislev 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Israël

Point de vue

Nation et conscience historique

(Wikipedia)

Le point de vue de Léon Rozenbaum, avocat à Jérusalem.

L'excès en tout est un défaut. Les excès du nationalisme aux 19e et 20e siècles ont conduit l'histoire mondiale aux pires catastrophes morales dont la Shoah. Les Juifs, exilés dix-neuf siècles, en ont largement payé le prix.
Pourtant la division de l'humanité en nations est une donnée permanente de l'Histoire et est légitime. Elle ne porte pas atteinte à la fraternité naturelle entre tous les humains proclamée par la Bible hébraïque entre tous les fils et filles d'Adam. De plus, lorsque s'organise de bonne foi le concert des nations sur la base de valeurs minimales communes, elle devient une source d'espérance.
Il a fallu près d'un demi-siècle pour que l'Occident prenne conscience à la fois de l'horreur du massacre des Juifs perpétré sur son sol et des abus de la période coloniale. C'est notamment sur la base de ce sentiment de culpabilité que s'est développée l'idéologie post-moderne qui entraîne la désintégration de la pensée et la réécriture de l'Histoire.
Comme par hasard, la nation juive et spécialement l'Etat juif souverain, sont devenus par un retournement saisissant, les principaux suspects et les coupables dans le cadre de ce nouveau mode de pensée suicidaire.
Puisque tout ce qui est "national" serait suspect de "fascisme", tous les processus de destruction de la nation sont les bienvenus pour les post-modernes. Qu'il s'agisse de vider progressivement les institutions nationales de toutes leur compétences notamment dans un ensemble européen bureaucratique et très peu démocratique ou de laisser pénétrer sur les territoires nationaux, pratiquement sans limite, des millions de personnes relevant de civilisations étrangères et souvent déterminées à ne pas appliquer les us et coutumes pas plus que les normes et même la langue du lieu où elles s'installent, l'Occident perd de plus en plus le sens de la nation.
De ghettos en zones de non-droit, de brûlages massifs de véhicules au 1er de l'an, d'assassinats, individuels puis collectifs, souvent antisémites, aux cris de "Allah Ou Akhbar", de prières massives en arabe, intimidantes et illégales dans les rue de Paris, d'exigences relatives à l'habillement et l'isolement des femmes, dans de nombreuses villes, de constitutions de stocks cachés d'armes de guerre un peu partout sur le territoire, l'Europe est en train de perdre son visage et le fruit de son Histoire.
Pourtant dans les cercles dirigeants, dans la presse et la Justice, le post-modernisme tient encore largement le haut du pavé et pratique à haute dose le "pas d'amalgame", le "vivre ensemble", le "multiculturalisme", en niant sciemment tous les dangers d'une situation qui se détériore. En niant le fait national au nom d'une fraternité humaine mal comprise, les post-modernes sont tombés dans l'excès.
Mais le "pire" pour cette idéologie perverse est sans conteste le fait national juif. L'Etat d'Israël sous l'influence des Arabes européens et des Organisations islamiques mondiales, avec le soutien de trop nombreux Européens de souche, est devenu la cible privilégiée de leurs calomnies, de leurs mensonges, de leurs manipulations de l'information et de leurs perversions des organisations internationales dont la mauvaise foi est devenue le maître-mot.
Pourtant l'Etat juif ne cesse de progresser dans tous les domaines et de renforcer sa coopération ouverte ou discrète avec tous les pays qui ne se laissent pas gagner par le post-modernisme. Il continue de tendre la main à ses frères juifs à travers le monde et surtout à ceux qui ont une conscience historique.

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