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18 Novembre 2017 | 29, Heshvan 5778 | Mise à jour le 17/11/2017 à 12h11

25 novembre - Chabbat Vayétsé : 16h43 - 17h53

Rubrique Moyen-Orient/Monde

Main basse sur l'Unesco

(Wikipedia)

La crise qui frappe l'organisation culturelle de l'Onu est un cas d'école de noyautage des organisations internationales pour les détourner de leur mission et en faire des machines de guerre diplomatique.

La diplomatie institutionnelle n'a jamais été un long fleuve tranquille. Déjà du temps de la guerre froide, l'Onu et ses satellites étaient le théâtre de la lutte larvée que se livraient les Etats-Unis et l'Union Soviétique. Mais depuis les années 90 et la disparition du monde bipolaire, ce sont d'autres forces qui sont à l'œuvre, celles d'acteurs qui refusent les valeurs universalistes que les organisations internationales sont censées promouvoir et protéger. 

On se souvient du sommet de Durban en 2001, alors que les kamikazes d'Al Qaeda venaient de frapper les Etats-Unis et de l'irruption de l'alter mondialisme sur la scène internationale. Sous couvert de défense des particularismes régionaux ou culturels, c'était tout l'édifice onusien qui était ébranlé, pour y faire entrer l'islamisme comme une idéologie légitime, au même titre que les droits de l'homme.

Depuis, le noyautage a continué pour éroder peu à peu la légitimité d'Etats présentés en oppresseurs, quitte à manipuler les faits et l'histoire. L'Iran et les dictatures arabes ont su utiliser les vulnérabilités des organisations internationales pour étendre leur influence et se donner une vitrine de respectabilité, comme la Syrie, qui en 2012 n'avait pas hésité à briguer un siège au Conseil des droits de l'homme de l'Onu. Il est vrai que l'institution, créée en 2006, a déjà consacré plus de 70 résolutions et d'un quart de ses sessions à condamner Israël, tandis que d'autres conflits sont opportunément oubliés et des persécutions et génocides passés sous silence. Une manipulation qui fait les affaires de la Chine ou de la Russie qui veulent ainsi affaiblir les occidentaux en jouant sur leur mauvaise conscience postcoloniale et s'attirer les faveurs de pays émergents, moins tatillons sur les droits universels.

Les Palestiniens ont bien compris tout l'avantage qu'ils pourraient tirer de ce système  pour se faire une place au soleil en renvoyant Israël dans l'ombre des Etats parias. Un an avant leur admission à l'Onu en tant qu'Etat non membre en 2012, ils avaient intégré l'Unesco en tant que membre à part entière et ont depuis initié une série de résolutions anti-israéliennes. L'Autorité Palestinienne ne s'est pas seulement forgé de toutes pièces un « CV » plurimillénaire, elle a aussi entrepris d'effacer Israël de l'histoire de l'humanité. Jusqu'à ce que les Etats-Unis rappellent le monde à l'ordre.

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