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20 Août 2017 | 28, Av 5777 | Mise à jour le 28/07/2017 à 13h41

26 août 2017 - Chabbat Choftim : 20h28 - 21h35

Israël

Escalade de violence à Jérusalem

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Depuis plus d’une semaine, une psychose accompagnée de violences s’est emparée de la masse palestinienne, mais également (et ceci est peut-être encore plus inquiétant), d’Arabes israéliens, liés à la branche des Frères musulmans du Cheik  Salah. Cette vague de violence est le résultat d’une volonté de vouloir mettre la mosquée Al Aqsa, au cœur du conflit avec Israël. Le mouvement Hamas veut faire du conflit entre Palestiniens et Israéliens, un conflit religieux opposant islam et judaïsme.

A la suite de l’assassinat des deux policiers israéliens le 14 juillet 2017, Israël a placé des détecteurs de métaux à l’entrée de la mosquée Al AQSA ce qui a créé des émeutes de manifestants islamistes réclamant le retrait. Puis il y a eu un attentat d’une violence extrême qui a été commis par un jeune Palestinien dans le village israélien de Halamish. Un grand-père, son fils et sa fille ont été poignardés à mort par un jeune assassin qui a réussi à s’introduire dans le village durant le repas de shabbat, exploitant l’obscurité et le terrain rocailleux, pour mener à bien son entreprise de tuer les juifs. Ce crime est le résultat de semaines d’incitation à la violence et au crime, surtout sur les réseaux sociaux, qui a permis de faire exploser le sentiment anti-israélien et antisémite.

Cet attentat perpétré a Halamish a été applaudi sur les réseaux sociaux, la mère de l’assassin a été fière de son fils et s’en est même vantée dans les médias du monde arabe. C’est au nom de l’islam radical, l’antisémitisme le plus primaire, que le tueur est passé à l’action. Dans le mode opératoire, ceci ressemble à l’attentat de type État islamique. Des tueurs radicalisés, enragés,  sont prêts  à des actions suicide au nom de l’idéologie salafiste. En Israël nous voyons une augmentation inquiétante de cette idéologie qui  touche de plus en plus de jeunes, soutenus non seulement par les mouvements Hamas et Jihad islamique mais également par des leaders de l’autorité palestinienne dont Mahmoud Abbas. Contre les violences palestiniennes, attentats d’une rare atrocité, Israël a pris des mesures exceptionnelles pour faire face à toute éventualité. Mais, il s’avère que la Jordanie, l’Égypte, l’Arabie Saoudite ont joué un rôle majeur pour trouver une sortie de crise et empêcher les Palestiniens, Mahmoud Abbas en particulier, de sortir avec un bénéfice de cette crise. 


« Les mensonges et la calomnie font office de vérité.»

A l’heure où ces lignes sont écrites, le cabinet israélien a décidé de retirer les portiques de  sécurité à l’entrée  du mont  du Temple. La raison, c’est sans doute l’intervention du roi de Jordanie dans la crise de l’ambassade d’Israël à Amman. En effet le roi Abdallah a accordé un sauf-conduit pour toute l’équipe israélienne de l’ambassade vers Israël. Durant une conversation avec Netanyahou, le roi  aurait demandé, en échange de ses bons services, de retirer les portiques de sécurité.

Au-delà de cette vague de violence et de ces deux attentats (à Jérusalem et à Halamish), une triste constatation : la presse mondiale, les grands pays européens, dont la France, ont accusé Israël d’être responsable de cette vague de violence. De manière vicieuse mais extrêmement orientée, les chancelleries ont accusé Israël de changement dans le statu quo des lieux saints, faisant abstraction du meurtre des deux policiers. 

La conclusion de cette crise est claire et précise : l’extrémisme islamiste est perçu comme juste, ceux qui le combattent pour assurer la sécurité de tous sont les responsables des violences. Le monde devient fou lorsque les justes ne se font plus entendre et que les mensonges et la calomnie font office de vérité. 


Olivier Rafowicz 

Colonel de réserve de Tsahal

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